L’addiction à l’argent

Le comportement vis à vis de l'argent en dit long sur nous même

Important!  L’addiction à l’argent : ne pas en perdre, vouloir tout acheter, y compris les autres, acquérir, besoin de combler un manque, en vouloir toujours plus, désir de posséder… L’argent est au cœur de bien des fantasmes. Il nous renvoie à nos frustrations et à nos peurs. Pépettes, oseille, patates, dépensiers : l’argent fait-il le bonheur ?! 

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Psychologie de l’argent

L’argent fait référence à la sécurité liée à l’enfance, il représente tous nos manques, nos frustrations, et ceux que nos parents nous ont transmis.

« Si les parents ont un rapport normal à l’argent, l’enfant devenu adulte a toutes les chances d’entretenir des relations saines plus tard avec ses sous. En revanche, si son enfance s’est déroulée dans un contexte de pénurie, de faillites, d’arrivées intempestives d’huissiers, de conflits financiers, ou au contraire de prodigalité excessive, l’adulte sera fortement influencé par ces schémas parentaux, en les reproduisant ou en réagissant tout du moins en fonction. »

Pour les femmes, l’argent représente aussi l’indépendance si difficilement acquise après la 2ème guerre mondiale.

Pour « régler son compte à l’argent », il faut comprendre ce qui nous pousse à en gagner, et ce que cela va nous coûter ! Se connaitre, savoir ce que l’on vaut, la valeur de notre propre vie, vont nous permettre de reconnaître la valeur juste de l’argent.

A lire

« 7 choses à savoir sur la psychologie de l’argent et de la richesse » : l’accession à la richesse tend elle à diminuer l’empathie et le jugement moral ? La possession peut devenir une addiction ? Que deviennent les enfants de riches ? L’argent fait il le bonheur. De Carolyn Gregoire

Un acte compensatoire

La dépendance et l’addiction à l’argent est souvent reliée à une pauvre estime de soi. Acheter nous remplit et nous donne l’illusion de compléter un manque. Bien que cela ne soit pas conscient, dépenser est aussi un moyen de contrôler le temps, ne serait ce que pendant l’achat.

Les rapports pathologiques avec l’argent

La peur de l’argent

Elle vient d’une incapacité à savoir combien nous valons. On aura du mal à monnayer son travail, à l’évaluer correctement, on ne parlera pas clairement de ses honoraires, on aura du mal à évaluer combien « coûte » un travail.

Cette peur se retrouve chez les personnes qui sont principalement dans le bénévolat, trouvant en particulier que se faire payer dévalorise leur travail ! On peut soigner ce trouble en menant une réflexion sur sa propre valeur, sur ce que nous voulons vraiment et qui nous sommes, sur ce que vaut un travail. Il nous faudra apprendre à parler d’argent, apprendre à évaluer le prix et le coût des choses, et entrer en relation avec les émotions provoquées par l’évocation de l’argent.

Les « anorexiques financiers »

La peur de l’argent se retrouve chez celui pour qui l’argent est tabou. Certains sont véritablement tétanisés face à l’argent, que ce soit pour en gagner, ou pour en dépenser. Soit que l’argent est considéré comme sale, soit qu’il faut s’en débarrasser.
L’anorexique financier est incapable de :

  • s’investir dans un entretien d’embauche ou négocier un salaire
  • se promouvoir, alors qu’il a des compétences et une expérience reconnues
  • faire des achats : ce n’est jamais le moment, il ne sait pas acheter qui se traduit par un sentiment de manque

Les acheteurs compulsifs

Au moment de leurs achats, les victimes se disent envahies par une frénésie intense hors norme. Il s’agit d’une pulsion violente à dépenser pour des objets qui ne sont pas indispensables. Il s’agit d’une véritable addiction qui se traite comme telle et trouve un appui dans les groupes de paroles.

Les débiteurs chroniques

Ce sont des personnalités qui se mettent en danger financier constamment Elles empruntent à tout vent : aux banques, à la famille, aux amis… Ce comportement engendre une jouissance puissante : c’est un jeu ou l’on risque de tout perdre et d’entraîner avec soi, ceux à qui l’on a emprunté.

Prodigalité et avarice

Les personnes prodigues peuvent dépenser pour eux-mêmes ou pour les autres, souvent de façon ostentatoire. Cela passe par l’achat d’objet coûteux que l’on exhibe, et qui correspond à une quête d’amour et de reconnaissance. Il peut s’agir alors d’une confusion entre leur propre valeur et la valeur de ce qu’ils possèdent. La prodigalité peut mener à l’endettement.

Elle se soigne en consultant un psychothérapeute, en faisant partie de groupes de paroles, un état des lieux ; on peut se faire aider pour faire un budget réaliste, avec éventuellement l’intervention de la mairie et de la banque de France.

La personne économe se préserve, pense à l’avenir ; la personne radine donne peu quand l’avare ne donne rien, elle retient tout. Ces personnes ne consultent malheureusement pas, étant trop isolées du monde, elles ne se rendent pas compte de leur état et s’enferment.

L’ivresse du jeu

Chez les joueurs pathologiques, l’appât du gain existe, mais ce n’est pas toujours le but recherché : le joueur est en quête d’adrénaline et d’excitation. Même s’il perd, il aura gagné sa dose de jouissance. S’il perd, il va vouloir « se refaire » et « tenter la chance ». Au niveau symbolique, cela est relié à la gratification maternelle qu’il espère recevoir s’il gagne. Mais s’il perd, alors il subit la loi du père, et est « punit » pour une faute qu’il a « commise ».

600 000 personnes addictives aux jeux en France – Les Soins

Traitements et prise en charge

Malgré l’existence de traitements efficaces, les recherches indiquent que seule une très faible minorité des joueurs consulte un professionnel pour un problème de jeu. Et pourtant il existe tout une panoplie d’approches. On peut :

  • consulter et commencer une thérapie individuelle et en particulier la thérapie cognitivo-comportementale qui se propose de modifier les distorsions cognitives
  • faire partie de les groupes de soutien (joueurs anonymes)
  • se faire interdire au casino, ne pas aller dans des clubs privés
  • se limiter dans les mises
  • éviter l’exposition au jeu
  • apprendre à gérer son argent
  • faire de la relaxation
  • traitement par Internet

Pourquoi si peu de personnes consultent ?

Honte, peur d’être stigmatisé et surtout minimisation des problèmes de jeu

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