Comportements excessif, borderline & états limites

Les personnalités borderline

La personnalité borderline fait partie des troubles de la personnalité : c’est une pathologie psychique chronique de la personnalité mais ce n’est pas une maladie mentale. C’est un état d’être, de percevoir, de ressentir et d’agir qui perturbe le fonctionnement social, professionnel et qui entraîne une souffrance significative. Il se manifeste pendant la petite enfance et ne se développe souvent pas complètement avant le début de l’âge adulte (entre 20 et 27 ans). La vie de ces personnes peut être grandement soulagée grâce à la thérapie.

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Les troubles de la personnalité limite

Les personnes borderline ont des difficultés à gérer leurs émotions et contrôler leurs impulsions dont il subit les fluctuations malgré lui. Elles ont des comportements instables et parfois particulièrement dangereux. Nous avons listé ci-dessous des traits de personnalités et des symptômes généraux :

Comportement et Personnalité

  • État psychique nettement modifié
  • Réactions exagérées et surprenantes
  • Impulsivité
  • Incertitude concernant les objectifs, les préférences, les choix, les valeurs.
  • Perturbation de l’image de soi
  • Troubles du comportement face à l’alimentation
  • Comportements à risque et abus de substances, tentatives de suicide et gestes auto-agressifs
  • Grande lenteur avec manque d’énergie ou au contraire agitation fébrile et hyperactivité improductive

Symptomatologie cognitive

Le TPB peut s’accompagner de perceptions anormales et de phénomène hallucinatoires peu connues où le patient entend des voix l’insulter et affirmer la présence d’odeurs nauséabondes. Ces hallucinations concernent 20 à 50 % des patients souffrant d’un TPB. On distingue 3 états de pseudo hallucinations.

Humeur – Émotions

  • L’instabilité affective, changements d’humeur rapides.
  • On observe des états d’excitation psychique où les émotions sont intenses, passant rapidement de l’amour à la haine, de la bonne humeur à la colère, ou de la joie à la tristesse.  
  • Lutte intense contre l’anxiété, la dépression
  • Irritabilité
  • Intolérance à la frustration
  • Grande souffrance et douleur morale
  • Peur du rejet hypersensibilité au rejet avec efforts démesurés pour éviter les menaces répétées d’abandon par l’entourage. C’est la souffrance majeure du malade.
  • Culpabilité vis-à-vis des proches
  • Auto-critiques
  • Euphorie ou grande tristesse ou mélancolie (qui est une urgence psychiatrique)
  • Perte d’intérêt
  • Perte du plaisir
  • Idées suicidaires

Modification sensible du quotidien

  • Troubles du sommeil
  • Troubles de l’appétit
  • Maux de tête, douleurs diffuses ou localisées, troubles digestifs
  • Grande fatigabilité pour des efforts minimes
  • Troubles de la mémoire : de ne plus trouver les mots
  • Effondrement de la libido

Le relationnel chez les personnes borderline

Les relations avec leur entourage sont difficiles et fragiles à cause de leur comportement instable qui déroute. Cette solitude peut engendrer à son tour un sentiment de vide, de colère, de culpabilité et de désespoir. Les troubles de la concentration chez ces malades provoquent des difficultés à soutenir une conversation. De fait, celles-ci vont avoir tendance à se ratifier, ce qui amplifie la tristesse et les idées noires.
À l’opposé, en dans les phases maniaques, ils vont faire preuve « d’une grande communicabilité et une capacité étonnante à détecter et à réagir aux attitudes d’autrui (hypersyntonie) ». Les proches se sentent souvent impuissants face à la maladie car contrairement au trouble bipolaire, le borderline ne connaît que très peu de phases de répit.

Les personnes borderline utilisent souvent le chantage affectif et la manipulation. Si l’entourage avait une meilleure connaissance de ce trouble, les relations seraient plus faciles. Les groupes de parole sont d’une aide très efficace.

Différence borderline et bipolaire

Il y a de nombreuses ressemblances entre bipolarité et borderline, ce qui peut compliquer la détermination du diagnostic. « Beaucoup d’individus avec le trouble borderline ont été incorrectement diagnostiqués comme bipolaire en raison des oscillations d’humeur, quoiqu’ils n’aient jamais eu d’épisodes maniaques ou hypomaniaques. » (Leland M. Heller, MD, “Borderline Personality Disorder and Bi-polar Disorder”). Dans 20 % des cas, il y a confusion et les différentes sources nous montrent à quel point la recherche ne sont terminée et la définition imprécise. Il est vivement recommandé qu’un psychiatre pose le diagnostique, même si le soutien psychologique peut être fait par un thérapeute ou un psychologue.

Le trouble borderline, ou trouble de la personnalité limite, est un trouble des émotions et de l’humeur. « La personnalité borderline se caractérise par un mode général d’instabilité des relations interpersonnelles, de l’image de soi et des affects ». Les bipolaires ont des cycles hauts et des cycles bas plus fréquents et plus intenses. Mais ce n’est pas très clair, et l’on trouve des avis contraires…

Le trouble bipolaire  (aussi appelés troubles maniaco-dépressifs) est un trouble mental qui touche la régulation et l’équilibre de l’humeur. Il se remarque par une variation anormale de celle-ci, fortement changeante, qui oscille entre un état dépressif (ne pas confondre état bipolaire avec la dépression) et un état extatique maniaque (à ne pas confondre avec la folie). Il n’y a pas forcément d’événement extérieur déclenchant.  « En l’absence de traitement ou de soins appropriés, la fréquence des oscillations et la gravité de cette maladie chronique peuvent augmenter » (Wikipedia).

Les deux présentent des comportements auto-destructifs. Le bi-polaire parce qu’il se sent tout puissant et invincible, alors que pour le borderline il s’agit d’une tentative pour arrêter la douleur.

Comment les traiter

Les traitements avec des psychotropes existent qui aident parfois, mais sans thérapie, ce trouble peut céder la place à d’autres problèmes comme l’alcoolisme ou la dépression. La cure dure en général entre 2 ans et 2 ans 1/2. Les personnes borderline sont des patients difficiles, c’est pourquoi le thérapeute devra être spécialité dans ce trouble. En dehors de la psychothérapie, l’EMDR peut être un excellent outil.

Les objectifs thérapeutiques

  • Acquérir une meilleure connaissance de soi
  • Analyser, comprendre et modifier ses réactions impulsives
  • Développer des stratégies pour mieux gérer ses émotions et sa détresse
  • Développer des relations interpersonnelles plus harmonieuses
  • Améliorer sa qualité de vie
  • Diminuer les comportements suicidaires
  • Diminuer les comportements interférant avec la qualité de la vie
  • Responsabiliser
  • Efficacité interpersonnelle
  • Régulation émotionnelle
  • Résolution de problèmes
  • Diminuer les stress post-traumatiques
  • Augmenter le respect de soi
  • Atteindre les objectifs individuels

Les médicaments

Il n’existe pas de médicaments spécifiques pour traiter ce trouble. Dans certains cas, une médication peut être prescrite afin d’atténuer des symptômes difficiles à maîtriser, tels que l’anxiété, la dépression, l’impulsivité et les variations de l’humeur et la perte de contact avec la réalité.

La majorité des personnes atteintes de ce trouble deviennent de plus en plus stables dans leurs émotions, leurs relations et leur travail quand elles atteignent entre 30 et 40 ans, c’est-à-dire que leur intensité émotionnelle diminuera, les comportements perturbateurs (automutilation, idées suicidaires, etc.) diminueront avec le temps.

Quelques chiffres

  • On n’est pas bipolaire toute sa vie, la bipolarité peut avoir lieu une seule fois, sans récidive.
  • Le risque de décès par suicide est de 15 à 20%. Ce risque est fortement diminué par une prise en charge adaptée.
  • « Le trouble bipolaire occupe le 6ème rang parmi les maladies génératrices de handicap en termes de coût social et économique » (troubles-bipolaires.com)

Les comportements excessifs dans les relations

Instabilité affective et comportement excessif

Certaines personnes souffrent de comportement excessif dans leurs relations avec autrui. Que ce soit dans leur vie quotidienne, dans leurs relations personnelles ou professionnelles, elles ont de grandes difficultés à construire une relation stable et durable et non une relation qui soit source de souffrance. Leur vie est marquée par une grande instabilité et l’image qu’elles ont d’elles-mêmes est plutôt médiocre.

Les personnes excessives passent rapidement par toute une palette d’émotions qui les laissent, ainsi que leur entourage, perplexes et en manque de repères.

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Certaines personnes ont assez souvent des comportements instables exacerbés (pour lutter contre le sentiment d’abandon qui est leur problématique majeure). Elles entretiennent des relations orageuses, intenses mais non satisfaisantes.

Les personnes excessives dans leurs réactions ou dans leurs émotions ont parfois également recours à l’autodestruction. Elles peuvent piquer des colères inappropriées, tenir des propos accusateurs et hélas éventuellement penser au suicide.

Elles alternent entre idéalisation extrême et dévalorisation, surtout quand elles perçoivent qu’elles pourraient perdre l’amitié ou l’estime d’un proche.

Instabilité & comportement excessif

Elle se manifeste par une explosion verbale, des violences physiques suivies de culpabilité et de honte. Les personnes instables et excessives sont en grande souffrance psychique.
Elles se sentent incomprises, seules et désemparées. Parfois même désespérées. La peur de l’abandon est au centre de leur problématique. Elles font des efforts immenses pour l’éviter, que le danger d’abandon soit réel ou imaginé.

La peur de l’abandon est caractérisée par le cycle suivant :

  1. tout d’abord une rupture impulsive
  2. puis, tout de suite après, un sentiment extrême de regrets ou de remords
  3. enfin, des tentatives désespérées pour obtenir le retour de la personne

Relations interpersonnelles instables

Les personnes qui ont des relations amoureuses instables présentent des caractéristiques du comportement excessif suivantes:

  • leurs émotions sont intenses, avec alternance d’un positionnement idéalisme excessif et dévalorisation de la relation.
  • elles tombent très vite amoureuse
  • elles s’installent vite avec le partenaire, mais peu de temps après, elles terminent la relation
  • elles ont une mauvaise appréciation de qui elles sont. Ces personnes considèrent que les autres sont avec moi ou contre moi. La peur de l’abandon et la recherche de signe d’un éventuel futur abandon les poussent vers une instabilité relationnelle. C’est souvent ″tout″ou ″rien″.

Si vous vous reconnaissez dans cette description, vous pouvez travailler sur votre estime personnelle et le choix de vos partenaires avec un spécialiste des comportements jaloux.

La perte d’identité

Cette recherche ″d’identité″ ressemble à la recherche des adolescents essayant des ″personnas″ variés. Les personnes souffrant de perte d’identité vivent sous le pouvoir de leurs impulsions.
Leurs émotions sont comme des conducteurs qui pilotent et dirigent leurs pensées et décisions comportementales.

Michèle Balmès

Les excès chez l’enfant

Un cerveau encore immature

Il nous arrive parfois d’être démunis face aux comportements de nos enfants. Nous avons vite fait de mettre leurs réactions sur le compte des caprices.
Or, l’enfant n’a pas la capacité de gérer et exprimer ses émotions de façon adaptée pour des raisons purement physiologiques :  le développement de son cortex préfrontal n’est pas terminé et ils ne savent pas encore exprimer leur difficulté par les mots.
Ils ne connaissent pas encore les codes, et s’ils les connaissent, ils ne savent les appliquer correctement. Force est de constater que ce comportement inadapté se retrouvent chez de nombreux adultes également (mais pas pour les mêmes raisons bien sur).

Aider nos enfants à parler

Pour aider nos enfants face à leurs excès, le mieux est d’abord d’identifier les causes. Il sera nécessaire de les aider à parler, préciser ce qu’ils ressentent et ce qu’ils comprennent d’une situation. Il sera tout aussi important de déterminer la frustration du besoin qui a déclenché cet excès.

Pour faire face à la crise, il est recommandé d’être vigilant quant à notre propre état de stress et la confiance que nous avons en notre enfant. Son comportement excessif n’est pas la fin du monde et ne témoigne pas forcément d’un trouble de la façon dont l’enfant se comporte.

Respecter ce qu’il est en train de vivre

Parmi les questions qui nous parviennent sur le site, de nombreux parents sont paniqués par les réactions de leur petits enfants de 4 ans et imaginent trop vite qu’ils sont associables.
D’autres parents pensent devoir détourner l’enfant de ce qu’il ressent, et l’encouragent à porter son attention ailleurs afin de modifier ce qu’il ressent et ce qu’il est en train de vivre.
Cela a souvent un effet négatif à moyen terme car l’enfant ne se sent ni écouté, ni respecté. Il risquerait bien de s’habituer à ne plus prendre en compte ce qu’il se passe en lui, afin de satisfaire les attentes parentales.

Malka Berneron

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