10 clefs d’un coach en communication

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 Important!Communiquer est un processus verbal ou non verbal par lequel nous partageons une information avec quelqu’un. La manière dont elle est formulée doit être claire et simple et alors ! A redouter : la manipulation, les intentions de changer l’autre, les messages paradoxaux, jouer au psy, conseiller, juger, interpréter…
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Sans ces 3 étapes : écouter, bien s’exprimer, et dans un dialogue, distinguer l’essentiel du détail puis être capable de le refléter à notre interlocuteur,  il est impossible de bien communiquer. Les malentendus vont inéluctablement se multiplier, nous plongeant dans les impasses du conflit et du mal-être, avec son vilain partenaire : le sentiment d’être mal aimé et abandonné.

Pourquoi faire simple

…quand on peut faire compliqué ! Il y a plusieurs types de messages qui, au lieu de rendre la communication plus souple, la rendent plus pénible ou qui la bloquent. Parce que nous avons des codes de références,  des valeurs, des croyances et des convictions différentes les uns des autres, nous devons prendre en compte plusieurs facteurs. Dans un dialogue,  il y a :

Ce que je dis et ce que je ressens

  • ce que je dis avec des mots qui n’ont pas la même signification pour toi et pour moi
  • ce que je ressens : mon histoire et mes preuves ont façonné mes émotions, je ne les ai pas choisies et je suis souvent convaincue que je ne peux pas changer cela (le coach en communication relationnelle vous apprend à le faire)
  • ce que j’aurais vraiment voulu dire : entre ce que je dis et ce que j’aurai voulu savoir dire, il y a souvent un monde

Ce que mon interlocuteur comprend et ce qu’il ressent

Comment changer de sujet et zapper sur l’essentiel en 2 leçons !
Paul et Élodie sont en pleine dispute. Élodie hurle : « c’est toujours la même chose avec toi, c’est le b—l dans cette baraque ; tu sais, j’ai pas besoin de toi : tu fous jamais rien« .

  • ce que dit Elodie: « tu es un bon à rien et tu ne sers à rien »
  • ce que Paul entend:  « je ne fous rien; cette maison est un taudis »
  • ce que Paul se dit:
    1) tout ce que je peux faire pour elle n’est jamais suffisant
    2) en même temps je la comprends, je suis vraiment nul

    3) qu’est ce qu’elle est ch—te, j’en peux plus de vivre avec elle
  • ce que Elodie aurait dit si elle avait su s’exprimer: « je n’y arrive pas toute seule et j’ai besoin d’aide pour m’occuper de la maison, j’ai besoin qu’on en parle« 

Pour ne pas rester sur les « mais j’avais compris que », je croyais que« , « mais pourtant tu as dit que« , et autres mal entendus, nous vous proposons quelques règles de base utilisables en toutes circonstances et qui vous permettront de comprendre les obstacles à une communication fluide et sereine.

Surveiller le ton de la voix et les gestes

Ne vomissez pas sur l'autre ce que vous n'arrivez pas à digérer

Aie mes oreilles !

Rien de plus bloquant qu’un ton de voix trop fort, haut perché, dédaigneux, sec, avec un débit étouffant et un souffle court…
Prenez le temps d’une inspiration pour vous écouter parler. Demandez-vous si vous aimeriez que l’on vous parle de la façon dont vous le faites, et ce que peut ressentir votre interlocuteur. Osez le faire, ce n’est qu’en vous mettant à sa place que vous modifierez votre façon de communiquer, il n’y a pas d’autre alternative.

N’hésitez pas à baisser le ton, modifiez la façon dont vous vous tenez, décroisez les bras et les jambes, adoptez une posture franche et neutre, digne sans paraître raide, et si vous le pouvez, accueillante… L’autre semble-t-il avoir envie de subir votre monologue ou est-il en train de s’ouvrir et de se confier, est-il lui-même à votre écoute ?

Être concentré sur le dialogue

Construire un lien fort, c’est aussi bien écouter, porter mon attention sur mon interlocuteur d’une manière active : pour cela, je fais intervenir ma volonté d’écouter et de comprendre ; je ne me contente pas seulement d’entendre.

Ne pas interpréter ni deviner

Ne pas croire que j’ai compris ce qu’il dit parce que je l’ai déjà entendu autre part. En effet, il y a toujours l’éventualité que les mots aient une autre signification pour l’interlocuteur. Interpréter est particulièrement grave quand il s’agit de donner un conseil, car alors, il ne conviendra pas. Avoir un œil neuf et neutre, c’est aussi se mettre de côté, faire un peu de place à l’autre.

S’efforcer de rester clair

Le message reçu est différent du message émis, parce qu’entre la pensée de notre interlocuteur et la réception de ce qu’il dit, le message aura traversé un grand nombre de filtres déformants qui dépendent de notre vécu. C’est là la cause principale des malentendus. Soyons clairs, brefs et concis.

Voici quelques exercices qui pourront vous aider à vous exprimer clairement.

Être bienveillant

10 clefs d'un coach en communication

Accueillir l’autre ne pas juger

Si vous pensez qu’une parole peut blesser, trouvez des mots neutres, employez le « je », ne culpabilisez pas, n’accusez pas. « Avant de réprimander quelqu’un, lime-toi les ongles » dit un proverbe juif ; ne parle que si tu es certain de ne pas blesser. Être bienveillant c’est partir d’une base neutre et ouvert stipulant que la personne en face de nous n’a pas d’a priori ni d’intention de nous nuire ; au pire, elle ne sait pas s’exprimer et se trompe en ce qui concerne nos besoins : elle ne nous connait pas ou mal.

Techniquement, la bienveillance et la pensée positive ouvrent l’esprit. Elles mettent les autres dans un climat favorable où ils vont se détendre, s’ouvrir, et ainsi mieux exprimer leurs émotions et mieux raisonner.

Reformuler

… Même si l’on est certain d’avoir compris. Élément capital, particulièrement dans les discussions « à risque ». La reformulation consiste à répéter ce que j’ai compris de ce que tu as dit ; ensuite, il sera possible de te faire partager ce que tes paroles éveillent en moi.

Les phrases seront le plus concises et courtes possibles afin de ne pas casser le rythme de la discussion. Cette technique doit s’appliquer au fur et à mesure de l’échange.

Lorsque Charles informe ses parents qu’il ne pourra passer les fêtes de fin d’années avec eux, le père de Charles peut le gratifier d’un: « quoi, tu ne veux pas passer les fêtes avec nous ? ». Ou bien reformuler correctement : « tu veux dire que tu ne pourras pas être avec nous le 31 décembre »?

L’écoute active : un cadeau !

Ecouter l'autre pour mieux l'aider

L’écoute: un bien précieux!

La reformulation est une marque de respect et d’intérêt, c’est un baume pour notre interlocuteur qui se sent compris et valorisé. La communication non violente (CNV) est particulièrement efficace pour être en lien avec une personne.

Lorsque nous reformulons et que nous montrons que nous avons compris, notre interlocuteur se sent en confiance et en sécurité. Grâce à notre empathie, il pourra approfondir ses pensées et libérer ses émotions… se sentir mieux.

La libération des mots donne un champ de vision neuf et permet de prendre du recul pour inventer de nouvelles solutions. Parler permet d’être plus créatif, inventif, original!

Poème sur l’écoute

Par Myriam Blache

Quand je te demande…
Quand je te demande de m’écouter
et que tu commences à me donner des conseils,
tu n’as pas fait ce que je te demandais.

Quand je te demande de m’écouter
et que tu commences à me dire pourquoi je ne devrais pas ressentir cela,
tu bafoues mes sentiments.

Quand je te demande de m’écouter
et que tu sens que tu dois faire quelque chose pour résoudre mes problèmes,
tu m’as fait défaut, aussi étrange que cela puisse paraître.

Ecoute, c’est tout ce que je te demande, c’est que tu m’écoutes.

Non que tu parles ou que tu fasses quelque chose,
je te demande uniquement de m’écouter.
Les conseils sont bons marché, pour quelques francs,
j’aurai dans le même journal, le courrier du cœur et l’horoscope.

Je peux agir par moi-même, je ne suis pas impuissant,
peut-être un peu découragé ou hésitant, mais non impotent.

Quand tu fais quelque chose pour moi,
que je peux et ai besoin de faire par moi-même,
tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation.

Mais quand tu acceptes comme un simple fait que je ressens ce que je ressens
(peu importe la rationalité), je peux arrêter de te convaincre,
et je peux essayer de commencer à comprendre
ce qu’il y a derrières ces sentiments irrationnels.

Lorsque c’est clair, les réponses deviennent intelligibles
quand nous comprenons ce qu’il y a derrière.
Alors s’il te plaît, écoute et entends-moi.
Et si tu veux parler, attends juste un instant et je t’écouterai.

Prêter attention à mes propres émotions

  • être en contact avec moi-même, au moment où je t’écoute.
  • être vigilant dans les sentiments qui s’installent en moi lorsque mon partenaire et moi communiquons.
  • reconnaître quand une situation me met mal à l’aise, ou lorsque mes propositions dérangent mon interlocuteur.
  • vérifier que tous les deux dans un état émotif neutre qui nous permet de communiquer correctement?

Ne pas interrompre

Ne prenez la parole que lorsque l’autre a fini de parler, sous peine qu’il perde le fil de sa pensée, ou de ses émotions et ait le sentiment que vous n’êtes pas en train de l’écouter vraiment. (Et oui, comment réfléchir à ce que vous allez lui répondre et en même temps ressentir vraiment ce qu’il vit à ce moment précis).

Veiller au débit et temps de parole

N’inondez pas l’autre, laissez-lui un espace de pensée. Respectez sa bulle d’intimité.
Sommes-nous en train de harceler ? Revenons vers lui toutes les heures, envahissons-nous son espace de respiration avec nos questions, nos doutes, nos angoisses ?

Avons-nous tendance à répéter 3 fois la même chose, ou prendre 3 séries d’exemples pour mieux illustrer notre message ? Peut-on dire qu’avec vous, on sait quand ça commence, mais jamais quand ça finit ! Etes-vous de ceux qui laisse épuisé votre conjoint ou vos enfants à 4 heures du matin parce que vous aviez « besoin de faire une mise au point » ? Votre respiration est-elle saccadée, vous semblez courir ou exécuter cette tâche étrange de placer le plus de mots possibles au cours de votre monologue ?
Si vous répondez à quelques-uns de ces points, il est peut être temps d’apprendre à mieux communiquer. Vous en sortirez apaisé et… Apaisant 🙂

 

Rappeler à l’autre qu’on l’aime

Quand deux personnes s'entendent bien, c'est qu'elles s'écoutent!

Ha! Bien communiquer !

Lorsque la discussion est houleuse et tendue, n’oubliez pas de rappeler (au moins avant de conclure) que vous appréciez la personne. Réaffirmez que vous avez conscience que 2 personnes ont souvent 2 avis différents : je ne suis pas comme toi, mais je reconnais ton droit à être différent.

Et s’il s’agit de vos enfants, de votre conjoint ou de vos parents, rappelez que vous les aimez, que vous avez de la chance de les avoir, et combien ils vous sont chers. (oui, tout ça ! 🙂 [/fusion_text]

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