Peur de commencer une thérapie

De nombreuses peurs sont là qui nous retient de le faire

Lorsque nous commençons à comprendre que parler de soi, de nos peurs et de nos souffrances est nécessaire, nous hésitons à le faire de peur que cela n’aggrave les choses, que cela les amplifient, que « ça » aille plus mal encore. Qu’en est il vraiment, et comme dépasser ce stade. Craindre que de parler va-t-il amplifier les choses?

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Quelques mots sur la peur

J’ai peur qu’elle arrive…

Lorsque nous exprimons une peur, une angoisse, c’est qu’elle est déjà là, en nous…
Nous craignons d’avoir peur, quand  nous redoutons qu’elles nous parlent, c’est souvent parce que nous n’en connaissons pas l’origine. Mais c’est ne pas réaliser que nous craignons une chose avec laquelle nous vivons déjà; c’est déjà une réalité: l’émotion que nous redoutons existe déjà. Nous craignons de vous heurter à un mur, mais nous sommes déjà aux urgences: une partie de nous, celle qui prend soin de nous, nous a déjà poussé à chercher sur Google un bon psy!

En vérité, parler de nos souffrances ce n’est pas nécessairement les amplifier. Pour être tout à fait exact et vrai, parler de ce qui fait mal c’est déjà contenir la douleur. Ce n’est pas les prendre en plein visage et « s’en prendre plein la tronche », parler de la peur c’est accepter de la regarder; c’est voir ce qu’elle a à nous dire et nous apprendre sur nous-même, c’est en percevoir la couleur, les contours, la brûlure…

Plus nous nous approchons de ce que nous avons à l’intérieur, plus nous clarifions nos pensées, et plus la blessure s’adoucit par effet de dilution. C’est percevoir parfois au loin un mur immense, et souvent se rendre compte avec stupéfaction, qu’il ne s’agit que d’un mur de… fumée! Parler, c’est prendre ce qui fait mal dans ses mains et s’en approcher; ce n’est pas rendre l’émotion plus puissante et plus envahissante.

Se fermer à la peur ne la fait pas disparaître

Peur de commencer une thérapie?Ce n’est pas parce que nous la mettons en boite qu’elle disparaît: elle n’est alors tout simplement plus dans notre champs de vision, mais pas hors de notre champs de conscience, et c’est pourquoi elle perdure. La peur est une force qui déclenche de la panique, du stress et de l’inconfort. Lorsque des situations ou des rencontres nous angoissent, la peur n’est jamais loin. Elle nous accompagne partout et tout au long de la journée, quand elle ne vient pas aussi perturber nos nuits… jusqu’à ce que l’on daigne écouter ce qu’elle a à nous dire. Ainsi en est il de la peur de la thérapie.

A quoi sert la peur

La peur est une compagne énergique dont le but est de nous stopper dans notre course. C’est une partie de nous qui a des choses à nous dire et nous parle d’un problème. L’ignorer et ne pas initier un dialogue direct et frontal (à nouveau, cela ne signifie pas « avec force et agressivité ») c’est lui laisser la possibilité de grandir et de prendre plus de place. C’est lui permettre de continuer à nous contrôler.

Il en est de même avec nos émotions; au lieu de nous laisser maltraiter par elles, il est plus efficace de reconnaître leur présence, les décrire et entamer un dialogue avec elles (il y a des techniques et apaisantes et précises pour cela). Attention, dialoguer ne veut pas dire donner les clefs de la maison afin qu’elles maîtrisent notre intérieur: le boss c’est nous!

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Changer c’est libérer

Ne pas nous occuper de nos peurs, c’est bloquer le processus de vie. Il est impératif de se demander si c’est une option que l’on peut ignorer, et donc rester figé dans la situation actuelle. Ma grand-mère disait: une seule chose ne bouge pas, c’est la mort. Alors pour être vivant, pour grandir et pousser sainement, il est nécessaire d’avancer; mais pas dans droit dans le mur, nous avons déjà tellement attendu pour nous occuper de nos peurs et oser écouter ce qu’elles ont à nous dire.

Et puis, nous avons déjà jusqu’à présent opté pour une attitude qui ne nous a mené nulle part, sinon, nous ne serions pas en train de lire cet article 😉 Alors, pourquoi ne pas prendre la difficulté sous un angle différent, aborder la vie avec assertivité et courage, en acceptant que un jour ou l’autre, nous devrons soigner nos blessures, et que nul autre que nous ne le fera à notre place.

Et la peur du psy?

Tout d’abord, choisissez  bien votre psy et vous aurez moins peur! En fonction de votre personnalité et de vos difficultés: ce n’est pas à vous à entrer dans le moule du psy, c’est lui qui se baisse vers vous et accueille qui vous êtes, tel que vous êtes.

Si vous êtes de ceux qui avez du mal à parler, vous aurez besoin d’un professionnel qui vous parle vraiment. Si vous peinez à trouver des alternatives et des solutions, vous aurez besoin de quelqu’un qui vous aide de façon active à révéler vos ressources, un peu comme un coach. Si vous êtes dans une douleur infinie, ce sera peut être plutôt la psychanalyse et son long chemin à parcourir. A vous de choisir, et de dire à votre psy ce que vous attendez de lui.

Et maintenant? 

Tous les débuts sont effrayants

Et bien je pense que le mieux que nous puissions faire c’est de le dire: « j’ai besoin de consulter, mais j’ai tellement peur, pensez-vous pouvoir m’aider, me rassurer« ?

Vous pouvez aussi vous faire accompagner… jusqu’à la porte d’entrée du cabinet du psy ou jusqu’à un site internet de psychologues et son formulaire de contact 🙂

Vous pouvez envisager l’épreuve de la prise de rendez-vous comme un challenge, mieux, comme un jeu! Vous pouvez aussi vous dire « même pas peur »! Je ne sais pas si je vais trouver le bon tout de suite, mais je vais aller à sa rencontre, et les choses font se dénouer. La rencontre a lieu, toujours: avec le psy et avec nous-même!

Pourquoi ne pas en parler par écrit

Si malgré tout, vous n’arrivez pas à aller jusqu’à son cabinet pour un entretien en face à face, alors essayez les consultations par téléphone, ou encore sur chatroom. Chater permet de garder la distance pendant que la confiance s’établit, de prendre ses marques et d’apprivoiser le principe du coaching ou de la thérapie. En dehors de certains traumatismes, les personnes qui choisissent de commencer par le téléphone ou le chat pour commencer une thérapie, font souvent le choix par la suite du face à face.

Pour en parler avec un de nos consultants, cliquez sur l’image quand le spot vert s’affiche (entre 07h et 19h environ), et faites l’expérience des entretiens par chat.

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