Les mots d’esprit, drôles, citations et poèmes

Les mots, l’aime Ô, les maux, mot coeur, mot d’elle, mot lesté, mot ment, mots de laid, mot l’air, mot râle, mot tôt. Une page pour vous moquer des lapsus, coquilles et autres mots nés trop vite, trop tôt. Aux mots qui survivent malgré les modes, à ceux qui meurent comme les mots de l’âge : ne nous maudissez point de nous être moqué!

En espérant que vous vous délecterez à lire cette rubrique autant que ‘en ai eu à l’écrire ! Malka Berneron

Mots d'esprit et histoires drôles

Il n’y a que les gens sérieux qui aiment rire. Les autres se prennent au sérieux. Jean Caplanne

Ces histoires qui nous font rire

Et la lumière fut…

Combien de psychiatres faut-il pour changer une ampoule ?
Un seul, mais encore faut-il que l’ampoule veuille être changée.

Tout dépend du champ de vision

C’est un homme qui a des tics très prononcés et assez gênants en société. Il décide de consulter un psy sur les conseils d’un ami. Celui-ci le rencontre quelques semaines plus tard et lui demande :
– Alors, comment ça va ?
– Ben ça va beaucoup beaucoup mieux ! Mais les tics ont encore augmenté.
– Ah bon ? Vraiment ? Et pourtant, te sens-tu mieux ? Mais comment est-ce possible ?
– Parce que maintenant je m’en fous !

Démo sur la mort

Le rire pour cultiver les bonnes énergiesMourant sur le lit, un vieillard distingue une merveilleuse odeur de tarte aux pommes qui vient de la cuisine. Il demanda alors a son petit fils d’aller lui en chercher une part, sentant sa fin proche « ce sera mon dernier plaisir sur cette terre ».

Le jeune se rend dans la cuisine afin de demander à sa mère une part pour son grand-père affaibli. Il revient dans la chambre sans la tarte en disant : « Maman a dit que la tarte c’était pour après l’enterrement ! ».

Mots d’esprits et réflexions sur D.ieu

  • Je te cherchais dehors, mon Dieu, et tu étais dedans ! Saint Augustin
  • Dieu a fait l’homme à son image et l’homme le lui a bien rendu. Voltaire
  • L’homme a créé des dieux; l’inverse reste à prouver.
  • Je ne sais pas si Dieu existe. Mais s’il existe, j’espère qu’il a une bonne excuse. Woody Allen

Samuel s’adresse à Dieu:
Seigneur, qu’est-ce pour toi que cent millions de francs?
Pour moi, cent millions c’est dix centimes, répond Dieu.

Samuel réfléchit puis déclare:
Dieu, qu’est-ce pour toi que l’éternité?
L’éternité, répond Dieu, c’est une seconde pour moi.

Après un instant de réflexion:
Dieu pourrais-tu me prêter 10 centimes?
Mais bien sûr lui répondit Dieu… une seconde!

Sur la famille

Quelle est la différence entre un accident et une catastrophe?

  • Si ta belle-mère est en train de se noyer : c’est un accident.
  • Si tu la sauve : c’est une catastrophe.

Sur l’amour et le couple

  • Un homme rencontre un ami d’humeur triste : qu’est-ce qui se passe, lui demande-t-il ?
    – Je vais être papa ;
    – Mais c’est fantastique ! Super ! Pourquoi tu tires cette tête ?
    – Ben… Je ne sais pas comment l’annoncer à ma femme… Bernard Werber
  • L’amour c’est l’ennui d’être seul, la joie d’être à deux, la peur d’être à trois. Andrei Stoiciu
  • L’amour, c’est offrir à quelqu’un qui n’en veut pas quelque chose que l’on n’a pas. Jacques Lacan

Être fin psychologue

Un professeur de psychologie commence son cours : « aujourd’hui, nous allons étudier les différents stades de la colère ». Il compose un numéro de téléphone au hasard et demande :

– Bonjour Madame, pourrais-je parler à Jacques, s’il vous plaît ?
– Vous faites erreur, il n’y a pas de Jacques à ce numéro…
Il se tourne alors vers les étudiants et dit : vous venez d’assister à la phase de mise en condition. Il recommence et la dame, un peu agacée, répond :
– Je vous ai déjà dit qu’il n’y avait pas de Jacques ici !
Il réitère 5 ou 6 fois, raccroche après s’être fait hurler dessus par la dame devenue hystérique. Puis annonçant l’illustration du niveau ultime de la colère, il se saisit du téléphone, compose une fois encore le même numéro et dit :
– Bonjour Madame, je suis Jacques. Y-a-t il eu des messages pour moi ?

Quelques humoristes célèbres

L’humour de Woody Allen

  • A un journaliste qui lui demandait s’il se faisait analyser, Woody Allen répondit : « Oh, depuis quinze ans seulement. Encore un an, et après j’essaie Lourdes » !
  • Je préfère l’incinération à l’enterrement et les deux à un week-end avec ma femme.
  • J’ai des questions à toutes vos réponses
  • Dieu est mort, Marx est mort, et moi-même, je ne me sens pas très bien…
  • Invité à Bouillon de culture, Woody Allen rétorque à Pivot qui lui demande son juron favori :
    Je ne peux pas vous le dire
    – Pourquoi ?
    – Parce que ma mère regarde peut-être l’émission

L’humour de Pierre Desproges

  • depuis quelque temps, Dieu me semblait très malheureux. Alors, j’ai rompu
  • l’ennemi est con, il croit que c’est nous l’ennemi, alors que c’est lui
  • tous les matins, j’apporte à ma femme le café au lit. Elle n’a plus qu’à le moudre

L’humour de Coluche

  • La vie est finie quand tu ne surprends plus personne.
  • Je rappelle qu’aux échecs, si la victoire est brillante, l’échec est mat
  • De tous ceux qui n’ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent
  • Je suis capable du meilleur et du pire. Mais, dans le pire, c’est moi le meilleur
  • Pour critiquer les gens, il faut les connaître. Et pour les connaître il faut les aimer
  • C’est au pied du mur qu’on voit le mieux le mur

Citations pour changer nos filtres

Citations

Sur l’écritureLa thérapieL’être humainLes relations humainesLa familleL’amourChanger le monde

Citations sur l’écriture

  • écrire, c’est mettre en ordre ses obsessions. (Jean Grenier)
  • la gloire ou le mérite de certains hommes est de bien écrire… et de quelques autres, c’est de n’écrire point. (La Bruyère)
  • écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu. (Jules Renard)
  • écrire l’Histoire, c’est foutre la pagaille dans la Géographie. (Daniel Pennac)

Travail thérapeutique et parole

  • toute souffrance renferme en elle une leçon que l’on doit découvrir; découverte, la souffrance disparaît. (C. Douillet)
  • la parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute. (Montaigne)
  • il ne suffit pas de parler, il faut parler juste. (Shakespeare)
  • l’homme est esclave de ce qu’il dit et maître de ce qu’il ne dit pas
  • si cela va sans dire, c’est encore mieux en le disant. (Talleyrand)
  • la chose la plus importante en communication c’est d’entendre ce qui n’est pas dit. (Peter FD)
  • la porte la mieux fermée est celle qu’on peut laisser ouverte
  • l’homme a deux oreilles et une seule langue, pour écouter deux fois plus qu’il ne parle. (Zenon de Citium)
  • les hommes pensent que le bonheur se trouve au sommet de la montagne alors qu’il réside dans la façon de la gravir. (Confucius)
  • la maladie est l’effort que fait la nature pour guérir l’homme. Elle renferme l’or véritable qu’il n’a trouvé nulle part ailleurs. (Jung)
  • brûlez les ponts derrière vous et voyez comme vous travaillez bien quand vous ne pouvez pas reculer. (Napoléon Bonaparte)
  • il faut d’abord savoir ce que l’on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut enfin l’énergie de le faire. (Clemenceau)
  • il faut savoir poser des questions qui déboulonnent les certitudes. (Raymond Haïm Lévy)
  • ils peuvent parce qu’ils pensent qu’ils peuvent. (Virgile)

Grandeurs de l’âme humaine

  • un homme digne de ce nom ne fuit jamais. Fuir, c’est bon pour les robinets. (Boris Vian)
    la difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d’échapper aux idées anciennes. (Keynes)
  • c’est le propre du malheur que de ne plus être capable de percevoir l’aide reçue. (Yéhoshua Dipur)
  • il est au moins aussi important de rendre les hommes meilleurs que de les rendre moins ignorant (Diderot)
  • prendre et donner sont la dynamique du monde. Il y a ceux qui donnent et ceux qui ne savent que prendre, ainsi va le monde. Ni l’un ni l’autre ne sont meilleurs car sans l’un, l’autre n’existerait pas. La troisième voie est de savoir recevoir. (Szucher)
  • il faut avoir une musique en soi pour faire danser le monde. (Nietzsche)
  • il n’y a que deux choses qui sont infinies: l’univers et la bêtise humaine… et encore, pour l’univers, je ne suis pas sûr! (Einstein)
  • des conseils trop exigeants n’ont pas d’effet; ils sont comme des marteaux qui sont toujours repoussés par l’enclume. (Claude-Adrien Helvetius)

Relations humaines et relation d’aide

  • qui donne ne doit jamais s’en souvenir. Qui reçoit ne doit jamais oublier. (Proverbe hébreu)
  • n’offre pas une cravate à qui a besoin d’une chemise. (Proverbe Anglais)
  • j’aime tes yeux mais je préfère les miens car sans eux je ne verrais pas les tiens. (Proverbe chinois)
  • l’homme a deux oreilles et une seule langue, pour écouter deux fois plus qu’il ne parle. (Zenon de Citium)
  • l’une des meilleures façons d’aider quelqu’un est de lui donner une responsabilité et de lui faire savoir que vous lui faites confiance. (BT. Washington)
  • les choses ne changent pas. Change ta façon de les voir, cela suffit. (Laô-Tzu)
  • il ne faut pas seulement accepter les différences, il faut les aimer. (Lachmann)
  • exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres. Ainsi beaucoup d’ennuis te seront épargnés. (Confucius)
  • l’homme de bien n’exige pas de l’autre qu’il soit parfait, il l’aide à accomplir ce qu’il a en lui de meilleur. (Lao Tseu)
  • quel que soit ton conseil, qu’il soit bref. (Horace)
  • une société sans pères est une société sans repères. (T.Anatrella)
  • les gens normaux ont besoin de raison, les gens intelligents d’intuition. (Tang)

Citations sur la famille

  • en famille, tout se sait mais rien ne se dit. (Jean Gouny)
  • pour être admirable, la famille devrait être désintéressée. (Philippe Bouvard)
  • ceux qui contractent entre frères et sœurs des habitudes de méchanceté et d’indélicatesse, sont indélicats et méchants avec tout le monde.
    Que le cercle de famille soit toute beauté, tout amour, toute sainteté ; et quand on sortira de son intérieur, on portera dans ses relations avec le reste de la société cette tendance à l’estime et aux affections douces et cette foi à la vertu, qui sont le fruit d’un exercice continuel de sentiments élevés. Silvio Pellico (mon-poeme.fr)
  • que pouvez vous faire pour promouvoir la paix dans le monde? Rentrez chez vous et aimez votre famille. (Mère Thérésa)
  • on ne peut bien gouverner sa famille qu’en donnant l’exemple (Confucius)
  • mon père m’a donné le plus beau cadeau que quelqu’un pourrait donner à une autre personne: il a cru en moi. (Jim Valvano)
  • c’est en croyant aux roses qu’on les fait éclore. (A. France)
  • dans « connaître », il y a « naître ». (V. Hugo)
  • les enfants doivent être indulgents envers les grandes personnes. (Saint-Exupéry)
  • si tu ne peux donner à tes enfants les meilleures choses du monde, donne-leur le meilleur de toi-même. (H.J.Brown)
  • les parents qui attendent de la reconnaissance de leurs enfants sont comme ces usuriers qui risquent volontiers le capital pour toucher les intérêts. (F. Kafka)
  • on donne tout à nos enfants y compris des peurs qui ne leur appartiennent pas. (Lyse Desroches)
  • ce qu’un père peut faire de plus important pour ses enfants, c’est d’aimer leur mère. T. Hesburgh
  • le temps qu’un homme comprenne que son père avait sans doute raison, il a généralement un fils qui pense qu’il a tort. (C. Wadsworth).

Changer le monde

  • Les rebelles ne sont pas acteurs du changement car ils attisent leur propre haine. Vous devez apprendre à cultiver votre indignation et à vous concentrer sur ce qui est important. Shami Chakrabarti
  • Seule, je ne peux pas changer le monde, mais je peux jeter une pierre dans l’eau et créer de nombreuses ondulations. Mère Teresa
  • Si vos rêves ne vous font pas peur, c’est qu’ils ne sont pas assez grands. Ellen Johnson Sirleaf

Poèmes sur la vie

Poèmes d'internautes et d'aiileurs

La place des enfants

Parle-moi, enfant au fond de moi

Un poème de Danielle

Parle-moi, enfant au fond de moi
Parle-moi car mon fondement c’est toi
C’est toi qui nourris cette adulte que je suis.
Pourrais-je t’en faire partager les joies de cet état ?
Comment t’atteindre, te toucher toi, si éplorée
Comment traverser ce torrent de larmes
Je te prête mes mots, je te prête ma voix
Dis-moi, dis au monde entier ce que tu es, ce qu’il ne faut pas
Car oui, n’est-ce pas, il ne faut pas briser l’élan de tes joies.

Je n’ai pas grandi
Les adultes autour de moi ne le voulaient pas
Grandir est prendre appui
J’avais le vide au bout de moi
Nul espoir, nulle joie
J’ai réinventé le monde
Ce monde où tu es toi
Ce monde là dont je ne profiterai pas
Je suis la gardienne de tes secrets
La gardienne de tes effrois
De tes violences, de tes souffrances
Je suis un morceau desséché, aride, triste, de toi
Je suis jalouse
Tous ces efforts là c’est toi qui en as le fruit
Chaque jour je m’efforce de te l’ôter
Toi la grande tu voudrais me tuer
Je sais, je sais,
Je sais comment résister aux meurtriers
Tu ne m’auras pas !

Vos enfants ne sont pas vos enfants

Vos enfants ne sont pas vos enfants

 De Kahlil Gibran

Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ce sont les fils et les filles de l’appel à la vie à elle-même. Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu’ils vivent avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Nos enfants ne sont pas nos enfants

Vous pouvez leur donner votre amour mais point vos pensées, Car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez accueillir leur corps mais pas leur âme.

Car leurs âmes habitent la maison de demain,
Que vous ne pouvez visiter, pas même en rêve.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
Mais ne tentez pas de les faire comme vous,

Car la vie ne revient pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.
Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés

De l’art de communiquer

Poème de Jacques Salomé

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Accorde-moi seulement quelques instants
Accepte ce que je vis, ce que je sens,
Sans réticence, sans jugement.

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Ne me bombarde pas de conseils et d’idées
Ne te crois pas obligé de régler mes difficultés
Manquerais-tu de confiance en mes capacités ?

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
N’essaie pas de me distraire ou de m’amuser
Je croirais que tu ne comprends pas
L’importance de ce que je vis en moi

Écoute-moi, s »il te plaît, j’ai besoin de parler
Surtout, ne me juge pas, ne me blâme pas
Voudrais-tu que ta moralité
Me fasse crouler de culpabilité

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Ne te crois pas non plus obligé d’approuver
Si j’ai besoin de me raconter
C’est simplement pour être libéré

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
N’interprète pas et n’essaie pas d’analyser
Je me sentirais incompris et manipulé
Et je ne pourrais plus rien te communiquer

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Ne m’interromps pas pour me questionner
N’essaie pas de forcer mon domaine caché
Je sais jusqu’où je peux et veux aller

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Respecte les silences qui me font cheminer
Gardes-toi bien de les briser
C’est par eux bien souvent que je suis éclairé

Alors maintenant que tu m’as bien écouté
Je t’en prie, tu peux parler
Avec tendresse et disponibilité
À mon tour, je t’écouterai

Si je savais…

Un poème de Simon

Et si je savais dire les mots
Les déposer, là… Témoigner
De mes tempêtes, de mes années
Je n’aurais plus besoin des maux

Avoir quelqu’un à qui parler
Qui saura comprendre, sans juger
Attentif, simplement avoir
Quelqu’un pour m’écouter

Envie de vous dire

Poème de Diane

Comme j’aime être ici ou ailleurs, comme je me sens bien, j’ai envie de poser de ci de là une souffle de joie, un mot doux, une caresse, une tendresse partagée. Tout cela me vient au hasard, c’est fort et c’est chaud comme un thé bienfaiteur par les jours de grand froid !

J’ai envie de vous dire, le nez au vent et le cœur battant, cette respiration qui me vient, mes bras que je tends. Comme je me sens comblée, pleine de joie, comme je voudrais du silence et me retirer doucement pour savourer la chaleur de la terre et la douceur du ciel. Comme j’aime à recevoir, comme j’aime à donner.

J’ai envie de vous dire tous ces mots qui me viennent alors que mon ventre devient chaud et frémissant. Que le soleil est bon lorsqu’on le sent en soi. Comme il est bon de se taire et d’entendre. Comme mes ailes sont fières et belles en mouvement, comme il faudrait se souvenir du goût du vent, de l’envie de soi, comme l’enfant est bon dans ses joies.

J’aimerais dire le frémissement de l’herbe et la profondeur des étoiles. La sauvagerie des sens et du plaisir partagé. J’aimerais donner tout cela où il n’y a pas de mots.

Souplesse, mouvement, amour, plaisir, fort, tendre, rire, chant bas vibrant résonnant en essence directe avec l’indicible. J’aimerais vous partager ces moments où mes bras se tendent à hurler pour prendre, ce sourire qui se glisse sur mes lèvres retour d’un fier moment doux et frais comme un nuage de coton.

J’aimerais… J’aimerais vous dire les étoiles… Les étoiles… L’immensité. Que vous la sentiez frémir, vibrer. Que vous en fassiez partie, que vous les sentiez avec ce doux glissement. Rien ne bouge et pourtant, pourtant c’est là. Ce mouvement de la lumière. La Terre a tourné, le soleil me voit et le soleil m’appelle dans un mouvement d’attirance particulière. Je me souviens que je me suis fondue en lui.

Monologue d’une colère

Poème de Maude

Qu’il y ait quelque chose enfin qui vienne arrêter ce train, me broyer les pensées, me laisser un espace pour exister. Je ne cesse de te dire que je ne suis pas que cela. Moi ta colère, tu veux me refréner ? Je ne suis pas doucereuse il est vrai…il est vrai aussi que je t’envahis. Tu sais bien comment je viens ? Il te suffit de ne rien dire ! J’apparais.

Parler à travers l'automutilation

Quelque chose dans tes yeux qui commence à se durcir, puis… Doucement sans t’effrayer, sans te brusquer je commence à m’insinuer en toi. Je n’entre pas toujours par la même porte, parfois tu me suscites, parfois c’est autre chose, plus fort que toi. L’étape la plus délicate consiste à refroidir ton cœur… Sinon comment admettrais-tu ces images brûlantes en toi ? Or, je me nourris de ton feu.

Il y a toujours une bonne raison de m’appeler, une souffrance qu’on t’a infligée, une façon de t’insurger contre celles faites à d’autres, chaque information est bonne à traiter ! À présent que va-t-on prendre ?

Ah oui ! Ta mémoire : elle est emplie de choses à désespérer. Désespérons donc ! Tu auras bien un sursaut et pour peu que tu y répondes, je serai là. Ah ! Nous y voilà ! Je l’ai trouvée cette image infâme qui viendra te tuer. Tiens : vois comme elle se rue dans ton âme… Je n’ai aucun effort particulier à faire, elle s’insinue seule en toi.

Que nous dit-elle ? Un choc… Ah… Les chocs… C’est si bon pour moi et si fort à la fois.
Entre le moment où la main vient toucher en un point d’impact précis l’endroit où elle va couper la peau, faire gicler le sang en une gerbe folle et celui où tes larmes vont couler, il se passe un temps immense durant lequel je peux me positionner parfaitement en droite ligne dans tes yeux. Tu as tout le temps de m’apprécier sous toutes mes formes pendant cette pause exquise où la paume de la main tombe lentement et irrémédiablement.

Découpons ce geste délectable : la main se lève, la peur s’installe dans laquelle je vais siéger confortablement aux premières loges du spectacle affreux qui va se dérouler. J’attends donc. Elle finira bien par tomber.
Là voilà qui vient ! Je le savais… Ça ne pouvait pas durer bien longtemps ! Voyons donc maintenant quelle va être ta réaction. Hmmm… tu te caches ? Tu tentes de te protéger de cette douleur dont tu perçois la brûlure avant même de l’avoir goûtée. Soit… Essaie toujours ! Ça n’empêchera pas ta peau de crever sous l’assaut !

Le geste commence à se profiler, la main se fait dure, tu entends les mots qui préfigurent la tombée… Je sens ton ventre qui grouille et tes jambes qui tremblent. Pour un peu tu viendrais à pleurer !

Non ! Surtout pas ! Ne pleure pas ! Les larmes sont des glissades pour moi, elles me boutent hors de toi plus sûrement que ta joie. Non… Sers-toi plutôt de moi, tu m’aimes après tout… C’est grâce à mon intervention à moi que tu oublies la peur et la douleur…un effort ! Allez, ça vient ! Te voilà prête maintenant, tes yeux voient à travers tes doigts. Je peux me glisser en toi maintenant, durcir ton corps, ton cœur, ton âme, la serrer jusqu’à la mort, tu ne sentiras plus rien ! Tu te sentiras libre enfin et valeureuse, tu appelleras certainement la mort ! Tu l’appelles toujours…

Attention ! Le feu d’artifice va bientôt commencer. Je peux d’ores et déjà te décrire ce qui va se passer pour toi. Je sais, je sens que tu veux te défendre : allez ! Un petit effort que diable ! Prends-moi et lance tes bras en avant, crève le ce bout d’ordure, fais-le avant qu’il ne te touche !

Tu n’es pas tentée ? Je comprends… Ce sera peut-être pour la prochaine fois… Ce n’est pas grave, je trouverai bien quelque chose à me mettre sous la dent… À propos de dents ? Tu en as non ? La morsure ! Voilà où je vais me nicher, puisque tu ne veux pas le mordre lui alors mords-toi toute seule, peut être que cette douleur-ci t’empêchera de sentir l’autre.

Je vois bien que ça ne donne pas ce que j’espérais…Tant pis ! Je vais te laisser avec ta peur et tes coups, je reviendrai ensuite au cœur de la nuit quand tu ne dormiras pas. Je me retire dignement avant que cette main ne se décide à venir enfin. Comment ? Tu me retiens ? Non, voyons ! Je ne vais pas trinquer pour toi, je vais rester là tout à côté à attendre que tu en ais assez, je vais observer le spectacle.
Le bleu de tes yeux se marie si bien au bleu des cieux quand pleuvent les coups.


Nous écrire

Cochez les 3 cases ci dessous si vous n'êtes pas un robot !

Digiprove sealCopyright protected by Digiprove © 2018-2019