Soutien aux familles d’Alzheimer

Former la Famille d'Alzheimer et soulager l'entourage

Conseils aux familles d’un patient atteint de la maladie d’Alzheimer. Face à la personne démente, la famille éprouve une série de sentiments qui sont autant de souffrances : « la famille est la victime cachée de la démence ». Pour elle, le malade d’Alzheimer réveille l’angoisse de l’hérédité et soulève la peur de la vieillesse à venir. Au delà de cela, apparaît la crainte des problèmes financiers si la maladie continue et la peur de ne pas tenir la promesse faite à leur parent… « Je ne te placerai jamais en Long séjour ».  Il est urgent de proposer un soutien aux familles d’Alzheimer.

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Vivre avec un malade

Tensions et pression psychologique chez l’entourage du malade: on repère chez la famille d’Alzheimer différentes réactions:

  1. un conflit interne entre la volonté de préserver l’équilibre et la sérénité familiale et la reconnaissance filiale ou conjugale. Le souvenir de l’investissement antérieur du malade pour les enfants ou pour le conjoint provoque déroute profondément la famille d’Alzheimer.
  2. du le chagrin devant l’altération physique du parent qui est devenu méconnaissable pour ceux qui l’ont connu et aimé différent.
  3. de l’insécurité devant le comportement à avoir face au dément qui agresse.

L’acceptation se fera par étapes et à des rythmes différents; il faudra apprendre à vivre autrement,  à renoncer à celui ou celle que l’on connaissant.

Travail de deuil et de renoncements

Au fil des jours, la souffrance de la famille d’Alzheimer se double d’un travail de deuils successifs qualifiés par certains de deuil « blanc »: le deuil avant l’épreuve.

  1. comme le deuil de l’espérance de guérison, même si des progrès thérapeutiques existent
  2. le deuil de la relation perdue : « Il ne me reconnaît plus »
  3. celui de l’admiration : « Lui qui était si gentil, si fort, si brillant! »
  4. ou du rôle, par renversement des rôles familiaux habituels: les enfants se sentent devenir les parents de leur parent.
  5. le deuil de l’estime de soi devant l’agressivité manifestée lors du énième comportement perturbateur quotidien du malade. Ne supportant plus la situation certains se posent la question du sens d’une telle vie et souhaitent sa fin… tout en se reprochant un tel souhait.
  6. de la possibilité de prévoir l’avenir: à long terme, mais aussi à court terme, dans le déroulement du quotidien. Présence constante auprès du malade, manque de repos la nuit, agressivité de la part du dément, etc.

En effet, souvent, la personne malade culpabilise la famille : « Ne partez pas, ne m’abandonnez pas… Je suis si seule… « . La famille d’Alzheimer, généralement fortement impliquée tout au long de la maladie, se retrouve dans une situation d’anxiété permanente. Elle a parfois tendance à s’isoler dans son mal être sans demander de l’aide.

Aider les aidants…

Face à l’évolution de la maladie, face à certaines incompréhensions, face à une personne qui ne réagit plus comme avant, les aidants se sentent parfois « déboussolés ». Les statistiques montrent que 47 % se disent déprimés et 74 % subissent des répercutions sur leur santé.
Les thérapeute et psychologue spécialisés et formé au comportement et  la personnalité du malade sauront proposer aux aidants une approche plus serein de leur rôle.

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