Souffrance émotionnelle – Relation souffrante

Les souffrances émotionnelles

 Important! Qui ne rêve pas de relations apaisées. Qui n’espère pas faire cesser cette souffrance qui colle à nos relations avec nos enfants, nos parents ou notre conjoint ? La souffrance émotionnelle est un petit animal agressif et agité : pour l’apprivoiser il faut prendre soin de lui, avec douceur. Pour guérir, il est avant tout nécessaire de nommer et décrire ce petit animal tyrannique et envahissant.

Ensuite, il faut reconnaître qu’il est là. Ne pas lutter contre lui comme un gladiateur dans une arène, mais plutôt comme une mère qui prend soin de son enfant blessé. À la fin, lentement, le bonheur et le plaisir dans nos relations s’installeront à nouveau, et nous pourrons alors enfin cicatriser. C’est simple, efficace, et ça s’apprend.

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À quoi sert la souffrance psychique

La souffrance, pour ne pas régler les problèmes

Monique Schneider explique qu’une personne qui souffre est une personne qui se trouve dans l’incapacité de mener une réflexion sur ce qui fait souffrir. La souffrance se superpose à ce qui fait souffrir, elle se met à la place de l’événement et du vécu qui a fait souffrir si bien que nous ne savons plus clairement ce qui a provoqué de telles émotions.

Finalement la souffrance anesthésie la personne qui souffre. Elle l’empêche de travailler le vrai sujet qui est ce pour quoi elle a mal. Ainsi, au lieu de parler de ce qui ne va pas, elle délocalise l’attention en mettre l’accent sur la description de la souffrance (souvent avec de nombreux détails). Et ne parle pas de ce qui ne va pas, encore moins de comment en sortir.

La souffrance se manifestera tant que le problème ne sera pas réglé. Nombreux sont ceux qui s’occupent exclusivement de faire baisser l’intensité de la souffrance, alors qu’il conviendrait (comme pour la fièvre) de la laisser agir et engager un dialogue avec elle. Ce dialogue pourrait ressembler à ″c’est à quel sujet cette souffrance″. C’est ce que le focusing nomme comme l’illustre le dialogue intérieur comme le décrit le focusing : ″C’est rentrer en contact avec une dimension qui est à la fois subtile, concrète, et physiquement ressentie. Se connecter au ressenti alors même que vous le sentez dans le corps, dans le moment présent, là, tout de suite″ Briggite Domas..

La souffrance psychique comme moyen de fuir

Monique Schneider rappelle que le théâtre de cette souffrance est très souvent le corps sans ses tentatives de dissimuler les causes de la souffrance.

En clair, au lieu de s’intéresser aux causes, la souffrance du corps a pour fonction de dévier l’attention de la personne souffrante, en plaçant le focus  sur la douleur physique ou la maladie.

Pour résumer, la souffrance psychique cache l’information. C’est une forme de refus de faire ce travail personnel nécessaire, de distance vis-à-vis de soi-même, du fuite.

Souffrance et anesthésie de souffrance

Il n’est pas rare de voir des personnes ayant particulièrement souffert, parler de façon neutre et sans émotions de leur souffrance,  comme si l’intensité du ressenti n’avait rien à voir avec la réalité de ce qui a été vécu. Certaines ont oublié même des faits pourtant violents.

Il semblerait que la souffrance permette de « fuir dans un ailleurs et déshabiter une part du psychisme ». Il y a une dramatisation disproportionnée des faits. C’est souvent la réaction du thérapeute qui ébranle la personne venue en thérapie, ce qui va l’aider à prendre conscience de ce qu’elle a vécu.

Souffrance psychique et souffrance émotionnelle

Sources de souffrance émotionnelle

Il y a l’état mental inadapté, ces idées et émotions toxiques que nous entretenons et que nous ne contrôlons pas, et il y a les personnes et les situations dangereuses.

États d’esprit et émotionnel  destructeurs

Certaines philosophies et cultures ont listé les expériences quotidiennes qu’il nous faudrait réduire à tout prix pour mieux contrôler la souffrance émotionnelle et psychique.

Le bouddhisme parle ainsi de deux sortes de souffrance ou d’insatisfactions distinctes : l’ignorance et l’attachement.

L’ignorance

Elle affecte nos relations parce que nous nous trompons sur les intentions des personnes que nous aimons et que nous ne comprenons pas, faute de le leur demander, la véritable nature de leurs actes.

Il y a une ignorance de ce qu’il faut regarder. Observant les faits avec un filtre déformant, nous nous méprenons sur les motivations de ces personnes et nous en souffrons. L’ignorance nous réduit et affecte notre dignité.

L’attachement

L’attachement dont parle le bouddhisme est notre propension à vouloir posséder, mais aussi à vouloir contrôler les gens et les événements.

Dans le couple par exemple nous exigerons de l’autre qu’il se conduise d’une certaine façon, qu’il change ses goûts et ses convictions, qu’il abonde dans notre sens et comble nos manques.

Du fait que nos attentes sont souvent disproportionnées, quand elles ne sont pas tout à fait scandaleuses, nous ne manquons pas d’être frustrés et en colère lorsque nous ne parvenons pas à contrôler ce qu’il nous arrive.

Si nous y réfléchissons bien, la question qui vient maintenant est « mais de quel droit » ! Une fois que nous percevons à quel point contrôler nos proches et les événements est tout aussi absurde qu’irréaliste, nous ne pouvons que lâcher prise et cesser cette lutte inutile qui nous épuise.

Plus vite nous renoncerons à l’ignorance des faits et des causes, et à rester attachés à des choses inutiles, plus vite nous combattrons la souffrance et le désespoir.

Ces relations qui nous font tant souffrir

  • Abus et maltraitances parentaux : souffrance des enfants
  • Souffrance conjugale : une douleur lancinante
  • Harcèlement et humiliation dans la sphère professionnelle : l’enfer au travail

Décrypter et formuler nos besoins

Les étapes pour reprendre le contrôle de nos émotions et moins souffrir

  1. Décrire la souffrance, décrire comment elle fonctionne
  2. Comprendre comment vous et la personne concernée l’alimentez
  3. Résumer ce que vous pourriez dire aux personnes qui vous font souffrir
  4. Cibler de quoi vous avez besoin pour que cette souffrance soit un peu moins intense

La souffrance dans les relations

Apprendre des expériences passées

Les relations toxiques devraient déclencher une alerte suffisamment forte pour nous empêcher de choisir des conjoints avec lesquels nous allons encore souffrir.

La raison pour laquelle l’expérience ne sert parfois à rien, c’est que la souffrance qui existait déjà avant la rencontre, n’a pas trouvé dans la relation le moyen de guérir. Et oui, nous ne choisissons pas toujours nos partenaires de vie parce qu’ils sont  formidables, mais parce qu’ils sont un espoir de travail et de guérison d’une souffrance.

Rôle du conjoint et de la famille

Une fonction surprenante

Nous ne pouvons pas choisir nos proches, mais nous pouvons choisir de nous occuper de nos blessures, au lieu de les laisser continuer à les réactiver. De quoi parlons-nous  ?

Entre les membres d’une même famille, comme avec le conjoint, nous entretenons des relations souvent dysfonctionnelles où chacun sait à merveille appuyer là où ça fait mal. En faisant cela, les membres de la famille exercent une pression (la plupart du temps involontaire) qui oblige à se  remettre en question et à corriger la qualité des relations.

C’est souvent à cause/ grâce de notre entourage que nous arrivons à une situation extrême qui va nous obliger à commencer le processus de guérison. En vérité, nos proches sont comme un miroir qui nous revoie nos blessures, souvent avant même que nous les percevions.

Travail sur la douleur & sur la relation

Nos proches nous provoquent et nous déstabilisent afin de mettre en lumière comment nous fonctionnons. Cette provocation a pour fonction de nous faire prendre conscience du travail que nous devons faire pour aller mieux. Ainsi, si nous voulons apaiser nos relations avec nos proches, le plus efficace sera de travailler ce qui nous rend malheureux. Puis, en parallèle, améliorer le lien qui nous relie à nos proches.

Choisir de ne plus se voir

Parfois, ce double travail ne suffit pas, et il faudra se résoudre à s’éloigner de nos proches purement et simplement, surtout quand l’autre excelle à triturer la plaie qui nous sert de lien, empêchant celle-ci de cicatriser (parfois à jamais).

Choisir des relations apaisées

Baliser notre chemin de vie

Vous avez maintenant conscience des relations vous font souffrir et comment vous et la personne concernée alimentez la blessure. Vous avez choisi de vous y prendre autrement, d’entrer plus sainement en relation.

Pour ce faire, il vous faudra repérer les personnalités et les situations à éviter à tout prix. Les lister, comme autant de panneaux indicateurs sur votre chemin de route.

Ces failles qui sont en nous

Failles dans nos relationsIl faudra aussi admettre que ce sont nos failles qui attirent les personnes et situations qui vont nous blesser. Et bien sur, les colmater.

En même temps, nous devrons combler le vide laissé par la blessure quand elle n’est plus là, car nous nous sommes habitué à elle, et curieusement, elle menace de nous manquer. Pour y faire face, il nous faudra trouver ailleurs les ressources affectives dont nous avons besoin. D’autres personnes et d’autres activités, parfois d’autres lieux de vie.

Comment réduire la souffrance

La décrire

Mettre des mots sur ce qu’il se passe en nous, c’est la 1ère étape. Lorsque l’on s’exerce à cet art de la description d’une émotion ou d’une situation, on se rend vite compte qu’il y a de grandes similitudes avec la peur. Décrire une souffrance c’est souvent parler de la peur de souffrir (comme la peur de comprendre que l’on voit souvent en thérapie).

Accepter la présence de la douleur

Non comme une fatalité et comme la preuve que nous n’avons aucune prise sur la vie, mais comme une évidence : j’ai mal, c’est douloureux, je ne peux faire comme si tout allait bien.

Entrer en contact

Se rendre à l’évidence que la souffrance est là est la seconde étape. Et maintenant : qu’est-ce qu’on en fait ? Eh bien se tourner vers elle, lui faire face, c’est-à-dire dans un état d’esprit de ″d’accord, je te vois ; je suis là et je suis OK pour t’écouter″.

En quelque sorte, il s’agit de lui dire ″Bonjour, c’est à quel sujet″, avec une intention de vouloir en savoir plus, d’être à l’écoute et présent à ce qu’elle signifie. En clair, entrer en contact, non comme un fonctionnaire qui fait son boulot, mais plutôt comme une personne qui est curieuse et bienveillante.

Consulter pour moins souffrir ?

Comme pour toute difficulté et souffrance que nous ne parvenons pas à supprimer seul, on ne peut que recommander de faire appel à un psychologue ou un thérapeute. Pour commencer une thérapie ou pour quelques séances de coaching, se tourner vers un spécialiste de la psychologie nous permet de gagner du temps et de reprendre le contrôle de notre vie et de notre santé.

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