Le processus de deuil

Les coutumes et processus de deuil

  Important! Tous les grands changements entraînent un stress. Ils nécessitent une adaptation et un nouvel équilibre. Toutefois au cours du processus de deuil, il nous est difficile de prendre des décisions ; nous n’en avons pas l’énergie. Le processus de deuil nécessite que l’on s’engage dans un travail personnel car la perte de l’autre entraîne aussi la perte d’une partie de soi-même. Cela implique passer par différentes étapes. Un article écrit par Isabelle Bayer & Malka Berneron 

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Il a été décrit par en 5 étapes par Elizabeth Kübler-Ross; elle ne sont pas chronologiques et certaines peuvent ne pas avoir lieu. Ces 5 étapes sont des lignes générales que l’on retrouve souvent et dont la personne endeuillée fera de nombreux aller-retour avant de trouver de l’apaisement et un sens à la perte qu’elle vient de subir.
Le processus de deuil est aussi définit selon 2 grandes phases par les professions médicales : la phase initiale, et la phase d’acceptation. Nous préférons énumérer les phases les plus courantes du processus de deuil, sans les numéroter, chacun y trouvera des informations pour avancer sur le chemin du deuil.

Le processus de deuil ne concerne pas seulement la mort d’une personne connue, mais aussi la personne en fin de vie : dans les 2 cas, l’intégration de cette nouvelle réalité passe par un processus différent selon le caractère, l’entourage, la qualité de la vie des personnes concernée et le temps qui passe et qui n’est pas égal pour tous.

Les différentes étapes du deuil

État de choc & sidération

L’annonce du décès peut produire un ébranlement psychique en même temps qu’apparaît une impossibilité à entendre et accepter l’annonce de la mort. Tout se passe comme si tout disjonctait : le cerveau, le cœur et le corps. Le corps extériorise ce qu’il se passe en interne où l’on peut observer entre autre :

  • les jambes qui se dérobent
  • un état d’hébétement : plus rien de réagir, on est comme en apnée
  • un sentiment d’irréalité comme dans un rêve
  • les émotions sont émoussées voire inexistantes, comme si elles avaient disparu, anesthésiées : on éprouve peu de choses
  • on agit machinalement dans les actes simples du quotidien mais on n’y est pas investi. Ce sont d’ailleurs les seuls que l’on est éventuellement capable d’accomplir.
  • il ne peut pas être mort ce n’est pas vrai
  • non ce n’est pas possible, pas si jeune, pourquoi lui, pourquoi moi (et parfois pourquoi pas moi, comme lorsqu’il s’agit de la perte d’un enfant).

Colère et douleur

La colère concerne la révolte de ce qu’il se passe et le refus de la perte de contrôle et de compréhension de ce qui est vécu. La colère a aussi pour effet de dissimuler la douleur, c’est pourquoi souvent elle la précède et prend sa place pendant longtemps. Quoiqu’il en soit, ces deux phases, si elles sont ressenties,  méritent qu’on les accueille et qu’on leur donne une place : si elles sont là, c’est qu’elles ont besoin d’être vécues. Parfois, elles sont en en nous, mais nous préférons les garder sous cloche. Ne parvenant pas à trouver un espace à travers lequel s’exprimer, il peut nous sembler que nous n’avons ni colère, ni douleur. Ce n’est pas certain.

  • c’est injuste !
  • chercher des responsables, contre le corps médical, les autres, la justice, Dieu, la vie…

Peur & sentiment d’abandon

  • sentiment de coupure, d’avoir été délaissé et abandonné. C’est parfois lors ce cette phase que d’autres abandons dont on ne s’était pas suffisamment occupés peuvent resurgir, exacerbant d’autant plus l’abandon ressenti au moment du décès. Cela est vrai que l’on vienne de subir une perte ou que l’on se prépare à mourir.
  • je ne vais jamais pouvoir m’en sortir, je suis incapable de faire face à cette nouvelle vie sans lui (elle)
  • peur de l’avenir, angoisse devant ce monde qui n’est plus le même. Perte des repères, impossibilité à renoncer, nous ne savons pas nous engager dans la résilience et alors, fautes de visibilité, l’avenir nous parait vide.

Tristesse & découragement

« À quoi bon vivre maintenant », « je ne m’en remettrais jamais », « c’est trop dur ». Il est important de vivre jusqu’au bout ce chagrin car petit à petit l’absence s’accepte ;  le travail de deuil se fait ainsi que la remontée vers la vie.

Il est nécessaire d’accepter la tristesse, il faut laisser le temps faire son œuvre, le deuil se faire et la blessure guérir et probablement se refermer. Ce temps est incompressible ; vouloir le supprimer ou le raccourcir volontairement n’est pas souhaitable : toute réparation que l’on remet à une époque ultérieure à tendance à revenir en boomerang, sans prévenir, et plus fort. La mort fait partie de la vie et c’est à ce titre qu’elle doit être vécue ; il en est de même de toutes les étapes de la vie ainsi que des crises de vie (les petites comme les majeures).

Les rituels de deuil

Il fut un temps ou les rituels de deuil étaient respectées et prise au sérieux, ou l’on prenait le temps de les vivre et ou la communauté encourageait et accompagnait et l’endeuillé et la personne en fin de vie. Il est regrettable que cela disparaisse.
Si l’on est seul à porter le deuil, il est également possible de se constituer un rituel et de le suivre. Pour réaliser cela en soutien psychologique, demandez de l’aide sur ce site.

Le temps de l’acceptation

« J’ai pas le choix, c’est dur mais je vais essayer de vivre le mieux possible ». Ce qui compte maintenant c’est l’avenir, ce n’est pas une démission, c’est une progression, car la vie en vaut la peine.

Avec le temps, on parvient à vivre des périodes de plus en plus fréquentes durant lesquelles on cesse de penser à notre perte, on s’ouvre de nouveau vers l’extérieur, vers le plaisir, alors, le processus de deuil est en marche. Finalement, on devient un peu plus conscient de la valeur de la vie, des gens, des expériences… L’on emporte avec soi, l’amour de celui qui est parti, on l’a intériorisé.

Aide auprès d’un thérapeute

Si vous n’avez pas de personne qui peut vous accompagner dans votre entourage, consultez un professionnel et ne restez pas seul à tenter d’avancer et de travailler la douleur alors que vous n’y parvenez pas de façon satisfaisante. 

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