Les critères pour choisir un psy

Choisir un psy avec confiance et en toute sécurité

Un professionnel de la relation d’aide doit pouvoir vous montrer ses diplômes, et vous informer des différentes formations qu’il continue de suivre. Il doit aussi avoir terminé son travail personnel (analyse, thérapie) et être régulièrement supervisé. Avant de choisir un psy, il est aussi nécessaire de s’informer sur la durée d’une thérapie, les études et formations des différents spécialistes de la psychologie, comment choisir un psy, et s’il y en a de mauvais et ce qu’est la supervision des psys.

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I. Formation, Travail personnel, Supervision

Nous recommandons à nos lecteurs de choisir des professionnels qui répondront favorablement aux questions que vous vous posez sur leurs compétences avant de commencer un soutien psychologique. Tout professionnel doit juger légitime de montrer ses diplômes, expliquer s’il continue à se former,  informer sur sa façon consulter.

Ce que le public connait moins est l’obligation morale, intellectuelle et éthique pour le psy d’avoir terminé sa psychothérapie et d’être supervisé régulièrement. Or, à l’heure actuelle, en France, rien n’oblige les psychologues, thérapeutes, conseillers et coachs divers à ces 2 derniers impératifs.

A. Études, diplômes & formations continues

Les professionnels de la relation d’aide poursuivent des études très différentes les unes des autres. La loi n’est pas encore très claire sur les titres que les professionnels se donnent. Certains diplômes sont très sérieux, certains sont totalement farfelus. (voir plus bas une liste des différents spécialistes de la psychologie).

Poursuite de sa formation

En dehors de la supervision indispensable, la formation continue de votre consultant est un bon signe de sa vitalité et de son désir de se perfectionner en permanence. Les stages, formations, colloques, ateliers et séminaires sont tout aussi nécessaire pour rencontrer d’autres professionnels, se tenir au courant de l’évolution de la profession, et apprendre. Regardez son CV afin de vérifier à quand remonte son dernier stage ou sa dernière formation. Un par an est bon rythme.

Appartenir à une association, donner des cours, animer des formations sont de bonnes indications également.

B. Avoir effectué son travail personnel

Il y a 2 raisons fondamentales pour lesquelles il est indispensable que le psychologue que vous allez consulter ait terminé sa thérapie ou son analyse. (A vérifier donc si possible avant d’entamer un travail thérapeutique).

1) Il n’y a que lorsque l’on a « travaillé » sur soi-même que l’on peut aider les autres à le faire. Ce travail est long et difficile, il est donc une bonne indication des (saines) motivations du psy.
2) Un psy qui n’aura pas fait cela va obligatoirement « amener » ses propres difficultés, souffrances et autres désordres, durant son entretien avec le patient…

C. Supervision des professionnels de la relation d’aide

Il est fondamental et incontournable de choisir un professionnel qui ait effectué sa psychothérapie ou sa psychanalyse, et qui soit supervisé. Pourquoi ?

Qu’est-ce que la supervision ?

La supervision est le fait pour un professionnel de la relation d’aide de consulter lui-même régulièrement un professionnel. Elle doit être régulière et dure tout le temps qu’il exerce son métier.

Partager des cas avec un autre professionnel

Il arrive à tous les psys de rencontrer des difficultés avec leurs propres patients, des moments où ils se posent des questions sur la meilleure aide à leur apporter. Tout thérapeute s’est un jour trouvé à un point mort, un moment où il a le sentiment que la thérapie n’avance pas, et où il doute d’avoir un champs de vision claire. Il peut tout simplement vouloir échanger sur le regard qu’un autre psychologue porte sur le travail effectué avec un de ses patients. Cet échange et indispensable pour regarder avec un filtre différent et vérifier que l’on est en accord avec ce que l’on a fait concrètement.

La supervision pour gérer ses propres difficultés

Comme tout être humain, le professionnel de la relation d’aide traverse lui-même des épreuves et des difficultés qu’il doit analyser et qu’il doit résoudre. Or, ce travail ne peut jamais se faire seul en permanence. Bien sûr qu’avec l’expérience des années, tout « psy » compétent, sérieux et doué apprend à comprendre et gérer ses propres souffrances et tensions relationnelles, mais il ne peut véritablement le faire qu’avec l’aide d’un autre professionnel.

La supervision permet au thérapeute de poursuivre son travail personnel au fur et à mesure qu’il rencontre des difficultés dans sa propre vie : lui aussi à besoin d’un regard extérieur pour se connaître, prendre du recul et avancer ; il est évident et logique qu’il ne peut le faire que dans ce cadre rigoureux et précis.

Être supervisé pour assurer qualité et sécurité au client/patient

Écoute, aptitude à accueillir les difficultés, épaules assez larges pour contenir la souffrance de l’analysant sans être déstabilisé, vision claire, empathie, etc. Pour celui est en quette de sa vérité et ressent ce besoin vital de panser ses blessures, il est indispensable de le faire avec un thérapeute qui puisse l’écouter sans lui transmettre des problèmes qui lui appartiennent à lui.

Or, c’est parce  qu’il l’a déjà fait dans sa propre vie et continue de le faire en supervision qu’il peut assurer un maximum de neutralité et avoir le recul nécessaire pour écouter et aider.
Non seulement la personne qui consulte ne saura pas que faire de ce qui appartient à son psy, mais et pire encore, cela l’empêchera tout à fait de cibler ses difficultés à lui, et de les régler.
Exemple : encourager une personne à divorcer (même implicitement, même inconsciemment) alors qu’on ne parvient pas soi-même à le faire, alors qu’on le voudrait, pourrait être catastrophique !

C’est seulement s’il est supervisé que le professionnel saura faire la part de ce qui est en lui et ce qui appartient à son client.

« La supervision apparaît de plus en plus essentielle à la rigueur et à l’inventivité de professions centrées sur la compréhension du psychisme humain et l’accompagnement de personnes en souffrance et en devenir. Les associations professionnelles en font aujourd’hui une obligation déontologique » (Un livre de Alain Delourme et Edmond Marc).

La supervision pour analyser transfert et contre transfert

La supervision est obligatoire parce qu’elle permet d’analyser le processus du « transfert » (ce qu’il se passe entre le thérapeute et le patient) et celui de « contre transfert » (ce que le travail thérapeutique du patient induit et réveille chez le thérapeute). Encore une fois, l’analyse et la compréhension de ces processus ne peuvent se faire qu’en supervision avec un superviseur.

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II. Être psy : un talent !

Tout psy travaille au moins autant avec ce qu’il est qu’avec ce qu’il sait. Il n’est pas surprenant de devoir « essayer » plusieurs psys avant de trouver le bon ! Trouver le psy avec lequel vous allez vous révéler, avancer, créer une (première ?) relation saine et valorisante, c’est un vrai cadeau de la vie, une vraie rencontre ! Et c’est par le biais de cette relation que va pouvoir s’élaborer le travail de transfert grâce auquel va commencer la guérison.

III. Choisir un psy : histoire d’une rencontre

En dehors des diplômes et du travail thérapeutique effectué, un point est essentiel, et c’est celui de la relation qui se crée entre vous et votre consultant.
Vous devez absolument vous sentir en confiance ; évoluer dans un climat qui vous convient, sécurisant, chaleureux et bienveillant, c’est indispensable. Vous ne devez pas vous sentir jugé mais vous sentir libre de parler avec lui de votre relation avec lui, du travail effectué, et de ce que vous ressentez.

IV. Situations enfreignant la déontologie

La question est : y a-t-il de mauvais psys ? Certains psys sont-ils dangereux ?

Les comportements suivants sont absolument rédhibitoires et devraient faire l’objet d’avertissements, voire, selon le degré, d’exclusion de l’ordre des psychologues, médecins, etc.

  • flirter avec un patient : l’interdiction de relations sexuelles est absolue ! Il arrive parfois que certains psys malades et dangereux proposent un rapprochement physique prétendant « détendre » leurs patients : il faut les dénoncer sans hésiter !
  • crier, humilier
  • ne pas être clair sur les tarifs ou leurs modifications
  • proposer des rencontres en dehors des séances thérapeutiques tant que celles-ci ne sont pas terminées.
  • tenir des propos sexistes, racistes, antisémites, etc.

 V. Durée d’une psychothérapie

Chaque séance dure entre 1h et 1h 30 pour le coaching et le conseil conjugal et familial, 45 min pour les psychothérapies et entre 5 secondes (vraiment) à 10 minutes pour les psychanalyses de type lacaniens. Le nombre des séances varie entre 1 et 20 consultations pour le conseil conjugal et familial à plusieurs mois à 2 ou 3 ans pour les thérapies et 5 à 10 ans pour les analyses.

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