Améliorer la communication c’est vital

Important! La communication est aussi vitale pour l’être humain que la boisson, la nourriture ou le sommeil. Comment avons-nous appris à communiquer? Quelle est l’influence des modèles parentaux et peut-on changer lorsque l’apprentissage ne s’est pas fait correctement?
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Bien, mal ou ne pas communiquer

L’expérience surprenante de 3 groupes de souris

Peut on se passer de communicationUn laboratoire décida d’observer ce qu’il se passait dans 3 groupes de souris différents, selon qu’au moment des repas, on communiquait avec elles avec chaleur et douceur, qu’on les maltraitait ou qu’on ne communiquait pas du tout avec elles.

Le 1er groupe fut nourri normalement: les employés du laboratoire leur apportaient leurs repas tout en leur parlant et sans les stresser.
Le 2ème groupe fut nourri de façon robotisée sans aucune relation avec le personnel.
Le 3ème ne pouvait accéder à la nourriture qu’après avoir reçu une décharge électrique.

Des résultats incroyables

Les souris de l’un de ces 3 groupes moururent à la fin de l’expérience. Lesquelles?

Les souris du 2ème groupe, celles qui n’avaient aucun contact avec l’extérieur sont celles qui n’ont pas survécu. Le groupe nourri après décharge électrique ne se développa pas de la meilleure façon on s’en doute, mais il vécut: preuve que nous préférons des relations toxiques à une absence de communication totale.

Les relations toxiques, surtout lorsqu’elles existent dès la prime enfance, vont servir de modèle à toutes nos relations futures. Si, enfant, votre mère menaçait de quitter la maison lorsque votre père montrait des signes d’indépendance, il est possible que vous n’ayez pas envie de vous lier sérieusement avec un partenaire.

L’expérience désastreuse de Frédéric II visant à découvrir ce qu’il croyait être la langue que parlaient des bébés privé de contact, leur « langue naturelle », nous montre les mêmes résultats. « Non seulement aucun bébé ne se mit à parler un quelconque langage mais tous dépérirent et finir par mourir (…). La communication est aussi un élément indispensable à la vie. » (apophtegme.com)

Influence du milieu familial

Comment nous apprenons à communiquer

Au cours de notre enfance, et durant l’adolescence, nous avons enregistré un grand nombre d’informations venant de notre entourage sur la façon de communiquer. Nous avons observé nos parents, notre fratrie, les relations entre nos parents et leurs propres parents, la manière d’entretenir les amitiés, etc.

Nous nous sommes imprégnés du couple de nos parents comme une plante de l’eau: nous avons souffert avec eux, pris parti pour l’un ou l’autre; cela nous a construit et parfois détruit. Toutes ces informations ont servi de modèle, et nous les utilisons dans notre vie d’adulte. Ce n’est pas par choix que, dans nos début de vie d’adulte, nous adoptons tel ou tel mode de fonctionnement: c’est par réaction ou par mimétisme, souvent un peu des deux: si votre père ne savait pas dialoguer sans hurler ou insulter, il est probable que vous aurez également ces mêmes difficultés de communication.

Communication et Souvenirs

La communication se tisse en fonction des souvenirs qu’elle évoque. Ainsi, certaines situations réveillent en nous de souvenirs heureux ou malheureux. Et chaque événement vécu réveille à son tour l’un des sentiments de base existant: peur de l’abandon, colère, tristesse, joie.

Du souvenir au reflexe

Nous avons tendance à réagir en fonction de ce que nous rappelle l’expérience que nous sommes en train de vivre, plutôt que de la découvrir avec un œil nouveau, neutre et constructif. Nous réagissons et communiquons par réflexe et avec trop peu d’empathie. Le décalage entre le message de celui qui le donne et celui qui le reçoit déclenche malentendus et conflits.

La résilience en question

Le coup de pouce des personnes rencontrées

C’est le principe de la résilience: lorsque l’environnement familial n’est pas propice à une construction saine de la personnalité de l’enfant, il y a des rencontres qui peuvent devenir de véritables bouées de sauvetage: tel enseignant nous a poussé à faire des études, telle personne nous a assuré combien nous étions beau, répété combien nous étions unique et important; un premier patron nous a juré que nous n’avions pas à nous inquiéter de notre avenir, que nous valions quelque chose. Tel premier amoureux nous affirmait que notre conjoint serait le plus heureux des hommes (des femmes) etc… Certaines rencontres ont été de vraies béquilles durant notre enfance, d’autres ont été des tuteurs merveilleux pour les jeunes plantes que nous étions.

Changer quoi? Changer qui?

Lorsque nous décidons d’entamer une thérapie, ou d’améliorer la communication, nous espérons apprendre des techniques que nous utiliserons pour changer notre entourage, nos enfants, notre conjoint. Au cours de ce travail personnel, nous arrivons souvent à la conclusion que nous ne pouvons changer… que nous même! Ou plutôt, notre perception des événements et des gens.

Ou plutôt, notre façon de réagir aux difficultés et de rechercher les outils dont nous particulièrement avons besoin. Comment appréhender une tension, éviter un conflit, redéfinir les règles de la relation que j’entretiens avec mon conjoint, mon patron, mon ami. Apprendre à prendre ce fameux recul dont on me parle et qui me fait peur parce que je ne le connais pas. Apprendre à m’investir vraiment dans une relation, sans me donner en pâture aux relations aliénantes.

Être enfin qui je suis, ne pas dépendre exclusivement des autres pour me construire. Ne pas avoir qu’une seule source d’oxygène, savoir être emphatique tout en restant indépendant, être bon sans être phagocyté, aimer avec le courage de risquer perdre et aimer quand même.

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