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Exercices pour apprendre
à bien communiquer
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Avez vous tendance
à rendre votre interlocuteur fou?!
Vos interlocuteurs vous disent-ils souvent qu'ils
ne comprennent pas ce que vous dites? Avez-vous l'impression
de ne pas savoir expliquer ce que vous ressentez?
Avez-vous tendance à interpréter?
Vous dit-on que vous déformez la réalité
ou que vous inventez?
La communication est aussi vitale pour l'être
humain que la boisson, la nourriture ou le sommeil. Et de
même que nous trouvons normal de bien nous nourrir et
veiller à la qualité de notre sommeil, nous
devons être performant en matière de communication!
Or, bien communiquer n'est pas naturel et ne peut être
acquis si nous n'avons pas eu de bons modèles durant
notre vie.
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Des cris, des jugements, des moqueries, des parents qui ne nous ont
pas fait confiance dans nos capacités à
discerner ce qui est bon pour nous, qui nous coupaient
la parole, ne pas avoir eu le droit de ressentir ce que nous ressentions-
"non tu n'es pas en colère, tu es triste",
ou "mais si, tu aimes cette personne" - tout cela
nous a éloigné de qui nous sommes. Or, si nous ne savons
pas clairement ce qu'il se passe en nous, comment pourrions-nous l'exprimer!
Voici des exercices que vous pouvez faire avec n'importe quel interlocuteur,
que ce soit votre conjoint ou votre épicier.
1) Articulez vos explications autours de 3 mots
clefs maximum
Avant de vous lancer dans une explication,
choisissez mentalement 3 mots clefs qui vont soutenir vos paroles
ou de emandez-vous tout simplement: "de quoi suis-je en train
de parler"?
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Exemple 1: vous devez expliquer à
votre collègue de bureau Paul que vous allez cesser de
travailler avec lui à cause d'une vague de licenciements.
Ce qu'il ne faut pas faire:
Commencer par un historique de votre amitié commune et
ne pas annoncer directement le sujet: "tu connais notre
amitié Paul, elle débuta à la maternelle,
le jour où Jules t'avait fait un croche pieds avec les
nouvelles chaussures bleues qu'il avait eu pour ses 12 ans,
qu'est-ce qu'on avait rit ce jour là, etc...
N'ajoutez pas non plus "combien vous êtes triste,
vous qui aimez tant ses 3 charmants enfants dont vous êtes
le parrain heureux et comblé, et qui aviez offert ces
jolies poupées dénichées ensemble lors
de cette tournée en Alsace où avait débuté
sa carrière fulgurante...."
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Votre interlocuteur ne
comprend pas quel sujet vous êtes en train de développer...
Êtes-vous en train de lui parler de sa famille? De votre amitié?
De son professionnalisme?
Ce qu'il faut faire
Repérez plutôt les 3 mots importants
que Paul doit entendre (bien sur, vous devrez mettre la forme):
a: l'entreprise subit une crise majeure.
b: vous devez licencier 80% de votre personnel et il en fait partie.
c: vous allez faire tout ce que vous pouvez pour lui trouver un autre
job parce qu'il est compétent.
Mis en forme, cela pourrait donner:
Paul, j'ai besoin de te parler, est-ce que tu a un peu de temps? Voilà,
le PDG vient de m'annoncer que la boite va être rachetée
et que l'on procède à de très nombreux licenciements;
Michel et toi faites partie de ceux que le PDG met en retraite anticipée...
Je suis tellement désolé, je vais faire jouer mes relations
dès demain pour que tu retrouves du travail, tu peux compter
sur moi.
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2) Demandez à votre
interlocuteur ce qu'il a compris
Afin d'être certain que l'autre a bien compris, vous pouvez
le lui demander. Dites par exemple: "je souhaite être
certain que je me suis bien exprimé;
es-tu d'accord pour me dire ce que tu as compris?".
Si celui-ci a du mal à résumer, c'est sans doute
que votre explication n'aura pas été claire et
concise.
Vous pouvez alors reprendre, en faisant plus court, puis demander
si cette fois votre explication lui parait plus claire (et non
si son cerveau est enfin sorti de sa léthargie).
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3) Vérifier bien
que vous parlez de la même chose
Toute discussion doit s'appuyer
sur un fait le plus précis possible à partir duquel
vous pourrez échanger avec votre interlocuteur.
Exemple 2: Anna exige des excuses après que Yoan
l'ait insulté (ce sont ses mots). Si Yoan et Anna
ne parlent pas en premier lieu, de ce qu'il
s'est passé, de ce que chacun a dit et entendu, une vraie
réconciliation ne pourra avoir lieu. Observons
un échange entre les 2 conjoints.
Anna: tu m'as dit que
je te ruinais par mes dépenses et que si je continuais
comme ça je pouvais foutre le camps chez ma mère.
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Yoan: non, je t'ai dit que ce n'était pas
le moment de faire des dépenses et que je ne voulais pas me
retrouver ruiné comme ta mère.
Anna et Yoan n'ont pas le même
souvenir de ce qu'il s'est dit; préciser ce qu'il s'est passé
leur permettra de rectifier et parler du vrai sujet:
la façon d'utiliser l'argent du ménage.
L'échange qu'ils ont eu ensuite leur a permis de prendre conscience
de leurs peurs respectives, et de les exprimer:
Anna a pu dire son sentiment d'insécurité dans
le couple, crée par l'indécision de Yoan qui retarde
sans cesse la date de leur mariage. Yoan, quant à lui, a pu
exprimer sa peur panique de se retrouver, comme son père, sur
le carreau, à cause d'une "femme dépensière".
4) Faites la différence entre décrire un fait
et interpréter
Exemple d'interprétation
subjective non prouvée:
- "tu veux contrôler mes dépenses parce que tu ne
supportes pas que je gagne plus d'argent que toi."
Description objective des faits:
- "tu crains que je dépense plus que nos salaires ne peuvent
nous le permettre"
Notre champs de vision nous fait voir des faits déformés
qui peuvent nous transporter à des années lumières
de ce qui est dit, c'est pourquoi il est si important d'être
rigoureux et de poser des questions quand on est pas certain d'avoir
compris.
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