Encourager la communication

Comment aider l'autre à s'exprimer

Important! Avoir de bonnes relations, on le sait, cela passe par bien communiquer, être en lien de façon nourrissante, sereine, et en retirer de la joie. Certains facteurs boostent de façon stupéfiante la communication. Il s’agit de développer un état mental, une attitude et l’utilisation de mots favorables à utiliser sans modération: car il est fondamental d’encourager à communiquer

I. Vouloir à tout prix

Lorsque nous voulons aider, nous sommes souvent enclin à beaucoup parler. Nous développons des idées, nous posons de nombreuses questions et apportons de non moins nombreuses réponses. Nous abreuvons notre interlocuteur avec tant de mots, qu’il se noie. Or un verre plein ne peut pas se remplir.

Trop de mots tuent l’élan

Or, il convient de laisser le plus possible la personne trouver ses mots, seule, et qu’elle exprime ce qu’elle ressent; nous devons lui donner du temps pour qu’elle parvienne à décrire comment elle voit les choses. Si nous la gavons de « mots », elle ne pourra pas dire ses « maux ». La conversation peut tourner alors au vinaigre à force de résistance, agacement ne pas pas se sentir à sa place, amertume de ne pas avoir été aidé correctement, colère et rancune de ne pas avoir été correctement écouté.

Rester en retrait

Une des techniques adaptées à l’écoute est de garder un « silence bienveillant », non de créer une relation inodore, incolore et transparente, non de s’effacer, mais de se mettre à l’écart: à l’écoute, mais à côté. Le personnage principal du dialogue ce n’est pas vous, c’est elle! Si ensuite, vous désirez vous aussi parler, alors attendez que votre interlocuteur ait terminé, et dites clairement que vous avez quelque chose vous aussi à partager.

II. Les bienfaits du silence

Se taire... mais se taire vraiment!

Quand je me tais: t’es toi!

Le silence signifie: je te laisse la place, c’est ton tour, je t’écoute, ici et maintenant, c’est toi qui est important.

Il permet à l’autre de s’entendre, d’avoir le temps de revenir sur ses propos, d’affiner sa pensée, et dire les choses différemment. Mais il ne peut le faire que quand je garde le silence, que je ne me précipite pas pour lui donner la solution, ou l’abreuver de questions.

III. Valider: confirmer et montrer que j’écoute

Je ponctue le dialogue de petit mots qui marquent mon écoute active et ma présence vraie auprès de lui.  « Je vois », « je comprends », « j’imagine », « hum… », « tu veux dire que », etc. Je l’accompagne, simplement. Ayez aussi conscience, si vous le pouvez, de vos gestes: êtes-vous dans une position d’ouverture, regardez- vous votre interlocuteur dans les yeux? C’est aussi cela la communication non violente. C’est cela devenir plus assertif

Utiliser le « feed back »

Reformulez, dites ce que vous avez compris. Lorsqu’elle se sent compris, notre interlocuteur se trouve dans un climat confiance. Cela lui donne une ouverture d’esprit, l’envie d’aller explorer son intériorité, à la recherche de lui même. Et peut-être de trouver les solutions qui sont adaptées à sa personnalité.
La preuve que notre manière de reformuler est pertinente est confirmée par les réactions de l’autre: elle va se détendre, se montrer éventuellement émue, soulagée, agacée voire en colère (arrête de jouer au psy) dire clairement que, oui, nous avons bien compris ce qu’elle a dit (oui, c’est parfaitement comme ça que je l’ai ressenti, etc.).

IV. Dire, quand vous le pouvez, ce que vous ressentez

Oser montrer ses émotions

Savez vous partager vos émotions

Vous ne devez pas à tout prix rester neutre: vos sentiments (pas vos jugements!) peuvent être constructifs. « Ça me touche ce que tu dis, tu vois, ça résonne en moi. J’aime bien ce que tu dis, je te sens mieux, etc… ».

Partager ses émotions, c’est dire et oser montrer ce que l’autre provoque en nous, ce n’est pas parler de soi et investir la scène.

Cet échange éclaire l’autre sur les émotions qu’il déclenche, cela lui donne une réalité et une satisfaction d’exister; il n’est pas uniquement centré sur lui même, mais en interaction avec quelqu’un (réduisant ainsi un éventuel sentiment de solitude).

Situations et exemples de reformulation

Exemple 1

  1. Tu me dis: j’en peux plus de ma journée, je suis trop fatigué, ça va être dur ce soir!
  2. Réaction négative: Ha non! Tu va pas m’ faire le coup d’annuler!
  3. Je reformule: tu te sens fatigué; penses-tu pouvoir tout de même sortir ce soir comme prévu? Ou « veux-tu te reposer avant de sortir ce soir?

Exemple 2

  1. Tu me dis: je crois que ces vacances sont foutues d’avance, tout le monde s’engueule, je m’occupe plus de rien, débrouillez-vous!
  2. Réaction négative: ben t’as raison, allez, on reste tous là pendant les vacances, ce sera parfait… pis j’vais en profiter pour aller voir ma mère…
  3. Je reformule: tu trouves ça vraiment difficile à gérer quand personne n’est d’accord, tu as l’air complètement découragée et tu as envie de laisser tomber l’organisation des vacances.

Exemple 3

  1. Tu me dis: j’en ai assez de cette classe Mr le directeur, cette fois je vous donne ma démission!
  2. Réaction négative: je vous l’interdit bien Mr Bonnard, vous allez me reprendre les choses en main immédiatement.
  3. Je reformule: cette classe est vraiment difficile à tenir au point que vous préférez tout arrêter. Voudriez-vous que nous voyions ensemble ce qui peut être fait?

Un article de Malka Berneron: Prendre rendez-vous & écrire ~ Témoigner

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