Développer l’assertivité

L'équilibre c'est quand chacun peut être lui-même tout en donnant une place à l'autre

 Important!Prenez-vous soin de vos besoins mais aussi de la relation avec votre conjoint, votre famille ou vos amis? Si votre comportement est assertif, alors c’est qu’il est authentique: vos intentions sont clairement exprimées, mais avec respect, votre façon de communiquer est simple et bienveillante. Le bénéfice? Être en accord avec soi-même et plus en paix avec les autres.

L’assertivité c’est quoi?

L’assertivité est un état d’esprit, plus qu’une technique, dont le but est de transmettre une information qui soit équitable pour soi-même et acceptable si possible pour notre entourage.
Pour développer l’assertivité, il est nécessaire d’être au clair avec ce que nous voulons, connaitre nos besoins et nos limites, et ensuite être capable d’en informer clairement notre entourage.
Mais pour transmettre une information, il faut savoir communiquer. C’est grâce à une bonne écoute et une disposition d’esprit bienveillante que nous pourrons bien communiquer et créer des relations satisfaisantes et nourrissantes.

Ainsi donc, il convient de développer une double écoute:

Ecoute de soi: entendre ce qui est en nous et en tenir compte: c’est ce qu’on appelle prendre soin de soi. Cette authenticité permet à notre entourage de comprendre qui nous sommes et donc de perdre moins de temps et moins d’énergie à réajuster en permanence ce que nous voulons dire. Plus nous sommes assertif, et mieux nous communiquons. Mieux nous communiquons et meilleure est a qualité de nos relations avec les personnes qui comptent pour nous.

Ecouter les autres: être assertif c’est aussi prendre en compte, si possible, et si cela n’entre pas en conflit avec nos propres besoins, ce que les autres nous disent.

Un comportement assertif construit le lien dans le couple et la famille mais aussi en amitié et dans les relations de travail.

Etre vrai et authentique

L’assertivité implique conscience et bonne connaissance de soi (se connaitre objectivement, et non qui nous voudrions être). Etre assertif c’est aussi être bienveillant envers nos difficultés, nos manques et autres petites imperfections et incohérences; c’est être en amitié avec soi-même, alors que nous sommes si souvent dans la critique et l’auto sabotage. Mieux nous connaîtrons nos besoins et plus justes et authentiques seront nos choix.

Pour y parvenir, il faut avant tout nous demander ce qui est prioritaire dans notre vie à nous, avant de prendre en compte ce qui l’est pour notre entourage. Mais attention, dans l’assertivité pure, la façon d’exprimer cela est capitale: nous sommes vrais tout en prenant compte la sensibilité de l’autre.

Contre les messages qui piquent

Quand chacun respecte la place de l'autreL’assertivité est considérée comme l’art de faire passer un message difficile sans passivité mais aussi sans agressivité et sans avoir « recours à des comportements types à effets négatifs: agression, domination par la force, soumission, fuite ou l’abandon, manipulation, ruse, etc. » (Wikipedia), « qui ont tendance à s’exprimer de façon réflexe dans les situations difficile » mais qui sont beaucoup moins performants que l’assertivité » (T. Tournebise).

Construire un lien équitable

L’assertivité tend à établir des relations et construire un lien qui soit gagnant/ gagnant, comme l’explique l’analyse transactionnelle; elle encourage à construire des relations où aucun ne va se sentir perdant, diminué, encore moins humilié, et où chacun acceptera la possibilité de ne pas plaire à l’autre. L’acceptation de cette réalité n’ébranlera pas pour autant la conviction d’être une personne bonne, de valeur et « aimable » au sens propre du terme. Mais qu’on ne s’y trompe pas, l’assertivité ne fait pas la part belle à celui qui est sec, dure, voire violent, au nom de la vérité ou de ce qui est juste: une personne assertive est aussi une personne bienveillante et ouverte à la différence de l’autre, non pas par ce que cela serait « bien », au sens moral ou religieux, mais parce que cela est une réalité incontournable des relations humaines: nous sommes tous différents! Plus que cela,c’est une richesse (nous ne parlons pas ici des troubles de la personnalité, du comportement, et des normes sociale et civique acceptées par tous).

Etre assertif, cela sert à…

Auto dépreciation

  • ne plus se taire parce que « se taire fait taire les conflits ».
  • ne plus tout accepter, parce qu’on vous a dit que c’est être sage
  • s’exprimer et être soi-même  sans pour autant mettre en danger les relations qui sont importantes pour vous
  • cesser d’entretenir une attitude de soumission
  • ne plus garder les relations qui nous font souffrir ou toxiques
  • ne plus être gentil par réflexe, mais être vrai, au risque de devoir éventuellement ne pas être gentil.
  • cesser de dépenser une énergie inouïe à se sentir rejeté; à la place, se sentir légitimement différent.
  • ne plus ruminer inutilement, mais parler à la personne qui nous perturbe
  • à reconnaître qui et quel type de relation sont bons pour nous
  • et savoir terminer une relation, se libérer de ses désirs inutiles et mieux se concentrer sur ses besoins.

Les différentes étapes de l’assertivité

S’ouvrir

  1. repérer « dans quel état d’esprit je suis »
  2. ouvrir son mental: se demander « suis-je dans un état positif d’ouverture et d’écoute? »; si ce n’est pas le cas, vérifier son état intérieur et se demander: « que se passe-t-il à l’intérieur de moi en ce moment »?

Repérer ce que vous ressentez (très différent de l’état d’esprit »)

  1. dans votre corps, et en particulier dans le torse, le cou et le ventre
  2. vérifier la présence éventuelle d’une crainte d’être agressé, mal apprécié, rejeté, abandonné…
  3. vérifier vos limites: « puis-je me permettre de mettre mon inquiétude de coté et rester concentré sur mon interlocuteur? »

Se mettre dans une disposition d’écoute

  1. se « sentir » à l’écoute: avoir envie de comprendre l’autre, d’entendre son point de vue.
  2. vouloir trouver un intérêt à ce que l’autre dit, à son message
  3. être dans un état de découverte (même si je le connais, je tente de l’écouter comme si c’était la 1ère fois). 

Trouver les mots justes

  • dans une véritable congruence (je dis ce que je pense, vraiment, non ce que l’autre veut entendre)
  • s’exprimer en prenant soin de rester délicat si possible et bienveillant
  • vérifier ensuite auprès de votre interlocuteur que vous vous êtes exprimé correctement et qu’il vous a bien compris. Un article écrit par Malka Berneron

Vos témoignage, remarques et questions, ou demande de consultation

Je souhaite recevoir la newsletter 1 à 2 fois /mois