Mieux communiquer avec les autres

Bien communiquer n'est pas une option!

 Important!Apprendre à mieux communiquer ressemble à un défi dans un monde ultra connecté, mais dans lequel nous ne communiquons pas bien. Centrés sur nos écrans, nous ne le sommes pas assez sur nous-même, et communiquant mal, nous connaissons mal les autres.  Nous ne savons-voulons pas parler et nous ne savons plus écouter. Le plus inquiétant est que nous n’apprenons à bien communiquer ni en famille, ni à l’école alors qu’il s’agit purement et simplement d’un projet majeur de société.

I. Penser, ressentir, et comment le dire

Bien s’exprimer

Exprimer des idées claires et formuler de façon simple nos émotions serait bien sur l’idéal. Mais pour bien s’exprimer, encore faut-il est certain de ce que nous pensons et ressentons. Si tout est flou et confus, si de surcroît,que je ne sais pas m’exprimer, alors comment mon interlocuteur peut-il me comprendre?

Si je m’exprime mal, que puis je attendre de lui? Qu’il devine ce que je veux dire? Au nom de quoi? De son intérêt pour moi (mon ami), de son amour (mon conjoint, ma mère), de sa fonction (mon boss, mon élève)? Y a-t-il une chance que je me fasse comprendre et que l’on me connaisse si je ne communique pas ou mal?

Communiquer c’est vital!

La communication est aussi vitale pour l’être humain que la boisson, la nourriture ou le sommeil. Et de même que nous trouvons normal de bien nous nourrir et veiller à la qualité de notre sommeil, nous devons être performant en matière de communication.

Or, une bonne communication n’est pas un cadeau que nous avons reçu du ciel à la naissance: ce n’est pas  naturel de bien communiquer, surtout si nous n’avons pas eu de bons modèles durant notre vie, et alors, il nous faudra l’apprendre.

Le respect de l'autre quand il communique

Quand nous n’avons pas appris

Des cris, des jugements, des moqueries, des parents qui n’ont pas fait confiance dans notre capacité à discerner ce qui est bon pour nous ou qui ne nous ont pas laissé faire nos propres expériences. Quand des proches ont pris des décisions à notre place, quand l’entourage nous coupaient la parole et ne nous permettait pas de ressentir ce que nous pressentions (« non tu n’es pas en colère« , ou « mais si, tu l’aimes mémé« ), tout cela nous a tenu éloigné de qui nous sommes.

Or, un enfant que l’on écoute pas aura peu de chance de devenir un adulte qui sait écouter. Un enfant auquel on a fait douter de ce qu’il pense et de ce qu’il ressent peinera à devenir un adulte authentique. Ne pas savoir écouter et ne pas savoir s’écouter, ne nous permet pas de bien communiquer: nos « oui » et nos « non » n’ont pas de réelle valeur, puisque « oui » peut signifier « peut être » et « peut être » est souvent « non« !

Bien communiquer n’est pas une option

Lorsqu’après des années, ou des décennies passées à tenter de nous adapter, de rentrer dans un moule sensé nous apporter la considération des autres, l’amour et le dévouement, la chute est rude. C’est ainsi, qu’au sortir d’une crise douloureuse, la vie nous rappelle parfois violemment que nous avons trompé notre monde, que nous avons joué un rôle pitoyable. Il arrive un jour, ou nous prenons conscience que nous communiquons mal:

Bien communiquer avec soi -même

Nous nous connaissons mal, nous ne nous écoutons pas, nous n’avons pas le courage d’admettre nos grandes et petites lâchetés. Nous n’avons souvent développé aucune bienveillance ni envers nous-même ni avec les personnes que nous aimons le plus.

Bien communiquer avec les autres

C’est se mettre à leur niveau, vouloir les écouter, les comprendre, les connaître. La situation est plutôt grave: sur les réseaux sociaux, dans les émissions de télévision, rares sont ceux qui écoutent et lisent les écrits entièrement. Le sport favori est de piéger, débouter et discréditer l’autre. Dans le couple et au sein de la famille la situation n’est guère meilleure.

II. Conseils et outils

Le premier pas: se connaître

Si je ne sais pas ce que je pense et ce que je ressens, comment pourrais-je l’exprimer? Savons-nous vraiment ce que nous ressentons, savons-nous repérer les signaux du corps quand il nous indique que nous nous fourvoyions, que nous ne prenons pas soin de nous, que nous sommes déloyaux envers-nous même?

Nous disons souvent que nous pensons une chose ou une autre, mais ce que nous exprimons est souvent plus une croyance qu’une opinion que nous nous sommes faite. Nous approfondissons trop rarement ce que nous disons et en fin de compte, nous ne sommes pas certain de vraiment penser ce que nous disons!

L’art de communiquer: deuxième étape

Ecouter

Nous avons vu qu’un enfant que l’on écoute pas ne deviendra probablement pas un adulte qui sait écouter. Celui à qui l’on a dit trop souvent « ce que tu dis n’a pas d’importance, c’est sans valeur » saura- t- il plus tard faire la différence entre le détail et l’essentiel et entre les batailles qui valent le coup d’être menées et celles dont il convient de se détourner?

Apprendre à écouter est vital, autant pour savoir de quoi l’autre parle, que pour lui donner ce cadeau de se sentir entendu, digne d’intérêt, et pour lui permettre (quand il réfléchit souvent à voix haute plus qu’il ne communique) de préciser ce qu’il se passe en lui.

Parler

Apprendre à s’exprimer clairement, de façon concise et courte, ne pas dévier de sujet. Être authentique, ne pas manipuler, ne pas se cacher, oser dire les choses sans pour autant manquer de respect ou humilier, mais au contraire prendre soin de l’autre, tout autant que de soi.

Montrer à l’autre que l’on a bien compris

C’est ce qu’on appelle la reformulation, l’acte de valider, c’est aussi distinguer entre ce qui est dit et ce qui est montré.

Un article de Malka Berneron: Prendre rendez-vous & écrire ~ Témoigner

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