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La communication... c'est
vital!
L'expérience
des 3 groupes de souris
La communication est aussi vitale pour l'être humain que
la boisson, la nourriture ou le sommeil.
C'est ce que révéla l'expérience faite
sur 3 groupes de souris que l'on nourrissait selon 3 modes opposés.
Le 1er groupe fut nourri normalement:
les employés du laboratoire leur apportaient leurs repas
tout en leur parlant et sans les stresser.
Le 2ème groupe fut nourri de façon
robotisée sans aucune relation avec le personnel.
Le 3ème ne pouvait accéder
à la nourriture qu'après avoir reçu une
décharge électrique. Les souris de l'un de ces
3 groupes moururent peu après. Lesquelles?
Les souris du 2ème groupe, celles
qui n'avaient aucun contact avec l'extérieur. Le groupe
nourri après décharge électrique ne se
développa pas de la meilleure façon on s'en doute,
mais il vécut: preuve que des relations toxiques sont
malgré tout préférables à une absence
de communication.
Influence
des modes de communication acquis sur nos relations présentes
Les relations toxiques, surtout lorsqu'elles existent dès
la prime enfance, vont servir de modèle à toutes
nos relations futures. Si, enfant, votre mère menaçait
de quitter la maison lorsque votre père montrait des
signes d'indépendance, il est possible que vous n'ayez
pas envie de vous lier sérieusement avec un partenaire.
Si votre père ne savait pas dialoguer sans hurler ou
insulter, il est probable que vous aurez également ces
mêmes difficultés de communication. Si votre père
partait souvent en voyage d'affaires et qu'il n'était
pas plus présent lorsqu'il rentrait à la maison,
parions que vous éprouverez du mal à mettre un
terme à une relation, etc.
Comment
s'acquiert un type de communication donné? Facteurs influents
Le milieu familial de l'enfance à l'âge
adulte
Au cours de notre enfance, et durant l'adolescence, nous avons
enregistré un grand nombre d'informations venant de notre
entourage sur la façon de communiquer.
Nous avons observé nos parents, notre fratrie, les relations
entre nos parents et leurs propres parents, la manière
d'entretenir les amitiés, etc.
Nous nous sommes imprégnés du couple de nos parents
comme une plante de l'eau: nous avons souffert avec eux, pris
parti pour l'un ou l'autre; cela nous a construit ou parfois
détruit. Toutes ces informations ont servi de modèle,
et nous les utilisons dans notre vie d'adulte. Ce n'est pas
par choix que, dans nos début de vie d'adulte, nous adoptons
tel ou tel mode de fonctionnement: c'est par réaction
ou par mimétisme, souvent un peu des deux.
Le bagage génétique
Bien entendu, l'influence de notre patrimoine génétique
importe. Les chercheurs ne sont pas tous d'accord sur la part
des gènes dans la construction de la personnalité,
mais ils admettent tous qu'elle existe.
Le coup de pouce des personnes rencontrées
C'est le principe de la résilience: lorsque l'environnement
familial n'est pas propice à une construction saine de
la personnalité de l'enfant, il y a des rencontres qui
peuvent devenir de véritables bouées de sauvetage:
tel enseignant nous a poussé à faire des études,
telle personne nous a assuré combien nous étions
beau, répété combien nous étions
unique et important; un premier patron nous a juré que
nous n'avions pas à nous inquiéter de notre avenir,
que nous valions quelque chose. Tel premier amoureux nous affirmait
que notre conjoint serait le plus heureux des hommes (des femmes)
etc... Certaines rencontres ont été de vraies
béquilles durant notre enfance, d'autres ont été
des tuteurs merveilleux pour les jeunes plantes que nous étions.
La communication se tisse en fonction des souvenirs qu'elle
évoque
Des situations réveillent en nous certains souvenirs
heureux ou malheureux. Chaque événement vécu
réveille l'un des sentiments de base existant: peur de
l'abandon, colère, tristesse, joie. Nous avons tendance
à réagir en fonction de ce que nous rappelle l'expérience
que nous sommes en train de vivre, plutôt que de la découvrir
avec un il nouveau, neutre et constructif.
Ce qui explique nous prêtons souvent aux autres ce que
nous voyons... en nous. Ce qui explique les malentendus, et
souvent les conflits. Cette capacité à nous renouveler
sans cesse, cette aptitude à garder un regard neutre
sur les événements, à reconnaître
si nos émotions sont un remake du passé ou pas,
fera de nous un être adulte et enthousiaste.
C'est à cela que sert les différentes thérapies
décrites dans ce site.
Changer,
c'est possible... mais d'abord changer quoi? Changer qui?
Lorsque nous décidons d'entamer une thérapie,
nous espérons apprendre des techniques que nous utiliserons
pour changer notre entourage, nos enfants, notre conjoint. Au
cours de ce travail personnel, nous arrivons souvent à
la conclusion que nous ne pouvons changer... que nous même!
Ou plutôt, notre perception des événements
et des gens.
Ou plutôt, notre façon de réagir aux difficultés
et de rechercher les outils dont nous particulièrement
avons besoin. Comment appréhender une tension, éviter
un conflit, redéfinir les règles de la relation
que j'entretiens avec mon conjoint, mon patron, mon ami. Apprendre
à prendre ce fameux recul dont on me parle et qui me
fait peur parce que je ne le connais pas. Apprendre à
m'investir vraiment dans une relation, sans me donner en pâture
aux relations aliénantes.
Changer quoi? Ma relation! Changer qui? Moi même!
Être enfin qui je suis, ne pas dépendre exclusivement
des autres pour me construire. Ne pas avoir qu'une seule source
d'oxygène, savoir être emphatique tout en restant
indépendant, être bon sans être phagocyté,
aimer avec le courage de risquer perdre et aimer quand même.
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