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Apprendre à dire
non!
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Vous
est- il déjà arrivé qu'on
vous demande de l'aide et... de ne pas en avoir
envie?
Avant de développer ce point important
de développement personnel et de l'estime
de soi, je vous invite à visualiser ce
clip vidéo de ce qu'on pourrait appeler:
une métamorphose! Parfois, à force
d'aider sans discernement, on finit par en vouloir
aux gens que l'on aide. Mais, la premiere question
à se poser est: "me l'a- t-il demandé"?!
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Dans notre vie privée, ou
professionnelle, notre bonne volonté et
notre gentillesse sont souvent mises à
contribution. Nous disons souvent oui, mais nous
pestons; ou nous refusons, puis nous culpabilisons
en nous enfonçant dans des justifications
sans fin, pour souvent capituler et dire "oui".
"Nous disons souvent oui par peur
d'être mal jugés".
Si vous dites oui plus que vous ne le souhaitez,
voici quelques trucs pour résister.
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Répondez-vous
toujours trop vite?
Si oui, prenez l'habitude
de dire:
- j'en parle à ma femme (mon mari)
- je vais y penser
- je vais vérifier mon emploi du temps
- rappelle- moi demain, je te donnerai une réponse.
Attention! Ce n'est pas vous qui rappellerez: vous êtes
en train de vous dégager afin de vous laisser un
espace de réflexion, n'ajouter pas une chose qui
va vous obliger encore!.
Ces réponses vous offrent le délai nécessaire
pour regrouper toutes les données, vérifier
si la demande faites par l'autre vous convient et si vous
devez accepter la demande d'aide oui ou non.
Ces réponses vous permettront de vérifier
si vous n'engagez pas aussi d'autre personnes à
qui vous n'avez pas encore demandé leur avis.
Ainsi, êtes vous certain qu'en acceptant de ramener
la mère de votre ami à la gare à
18h au milieu des embouteillages, vous n'allez pas rater
les devoirs de vos enfants ou arriver en retard à
une sortie avec votre nouvelle rencontre.
Faire des propositions
réalistes
Quand vous décidez
d'aider, ça ne doit jamais dépasser 50 %
de la réalisation du projet, ou alors, c'est que
vous êtes en train de vous l'approprier, de négliger
vos impératifs et le respect de vous-même.
Une fois que vous avez décidé d'aider, expliquez
bien en quoi consistera votre aide et
qui devra faire quoi, quand et comment; précisez
également le moment où votre aide commence
et celui où elle se termine, ce qui évitera
qu'on vous rajoute des responsabilités de dernière
minute.
Dites aussi ce que vous ne voulez pas faire: "j'achèterai
donc les fruits pour la kermesse de vendredi, mais je
n'aurai pas le temps de faire la salade de fruit; tu me
diras juste ou je dois les déposer et à
quelle heure". (Le jour même, vous veillerez
à téléphoner à nouveau afin
de vérifier que l'association n'a pas demandé
par erreur à une autre personne aussi d'acheter
les fruits, et que celle qui doit réceptionner
les fruit sera bien à l'endroit indiqué
et à l'heure dite!).
Enfin, demandez un feed back afin de vérifer que
l'autre a bien enregistrer les limites de votre aide par
une phrase: pourrais tu récapituler ce que je viens
de te dire, je souhaite qu'il n'y ait pas de malentendus
et que tu ne t'attende pas à une aide différente
de celle que je te propose.
Avoir sous le coude quelques
réponses toutes faites
Cela permet d'être clair
tout en ménageant la personne à qui vous
répondez non. Et oui, quand les réponses
sont préparées à l'avance, vous ne
donnez pas l'impression de vouloir fuirà tout prix
(même si cela est vrai).
Pour être satisfaisantes et paraître crédibles,
ces réponses montrent un intérêt pour
la personne et pour la situation dans laquelle elle se
trouve, elles soulignent un souhait que la solution sera
trouvée.
Ne dites pas: je suis désolé. C'est un réponse
encore trop ouverte, sujetteà discussion.
Dites plutôt: je suis désolée de te
répondre non (ou "de décliner"
ta demande, ou "de ne pouvoir t'aider")
Si cette réponse vous semble trop lapidaire, ajoutez
que vous comprenez qu'on puisse trouver votre réponse
décevante, qu'effectivement, cela peut ne pas paraître
sympathique, mais que réellement, ce n'est pas
possible (mieux que "je ne peux pas"
qui est souvent assimilé à "je ne
veux pas".
Donnez le moins possible d'explications; elles risquent
de vous entraîner trop loin, de ne pas paraître
convaincantes. Par ailleurs, que vos justifications soient
valables ou pas, vous avez le droit de ne pas avoir envie
de dire oui, et cela suffit. Il n'est pas nécessaire
d'avoir de bonnes raisons pour refuser.
Dire "non, merci, je n'ai vraiment pas envie de
t'aider". On devrait en théorie devoir
se le permettre, mais e,n pratique les conséquences
sont la plupart du temps désastreuses! Peu de personnes
ont le cran de répondre d'une façon si directe;
peu de relations sont assez claires et ouvertes pour qu'une
telle réponse soit entendue sans être prise
pour un affront ou sans blesser. Si vous ne pouvez vous
permettre de dire a l'autre"non, je n'ai pas envie
de t'aider, dites vous au moins à vous même
mentalement "bon, là j'ai pas envie du
tout, ça va pas le faire, je vais trouver une réponse
qui respecte mon besoin".
Qu'est ce qui me
pousse à aider?
Il est souvent bon de se demander ce qui motive notre
désir d'aider. Cela nous fait-il plaisir, nous
sentons-nous obligé, croyons-nous devoir rendre
un service, ou montrer que nous sommes généreux?
Quelles "pressions" de notre enfance sont présentes
à ce moment là? Que se passerait-il si nous
disions non, et dans ce cas- là, comment nous sentirions-nous,
et que dirait notre corps?
Aider si c'est ok pour
moi de le faire
Préférez toujours reporter votre aide si
vous êtes vous-même dans une période
de vie difficile ou déstabilisé. Ne craignez
pas de recommander quelqu'un d'autre que vous. Vous n'êtes
pas indispensable: le monde peut tourner sans vous, comme
le montre l'histoire qui suit.
Nous ne sommes pas indispensables
"Lorsque j'ai dû commencé à travailler
parce-que nous traversions une période financière
difficile, je me suis demandé comment l'association
dans laquelle je faisais du bénévolat allait
se passer de moi. J'étais en effet très
active, et de nombreux projets reposaient sur moi.
Je téléphonai donc à tous en expliquant
que pendant un bon moment je ne serai plus disponible,
et demandai à ce qu'on ne m'appelle plus. "Je
vous contacterai quand je pourrai" ajoutai- je,
pour bien signifier que cette situation durerait sans
doute.
La vérité, c'est que je m'attendais à
ce que l'association s'effondre! Mais dans les semaines
qui suivirent, je n'appris aucune mauvaise nouvelle, ne
reçus aucun appel au secours, ne constatai aucun
drame: rien, personne ne chercha à me joindre...
je n'étais pas indispensable!
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